Nombre total de pages vues

vendredi 9 mars 2012

Jean Casimir-Perier




Jean Casimir-Perier, né le 8 novembre 1847 à Paris et mort le 11 mars 1907.
 Il est président de la République française du 27 juin 1894 au 16 janvier 1895, date de sa démission.
Il étudie au lycée Condorcet.
Il épouse à Paris le 17 avril 1873, sa cousine Hélène Perier-Vitet.
Il entre dans la vie publique comme secrétaire de son père, ministre de l'Intérieur dans le ministère Thiers.
 1874 il est élu conseiller général de l'Aube, puis député,  lors des élections générales de 1876.
Il rejoint le groupe des Républicains  de gauche. Il refuse de voter l'expulsion des princes en 1883 et démissionne comme député quand la loi est promulguée, à cause de ses liens avec la famille d'Orléans.
17 octobre 1883 il devient sous-secrétaire d'État à la Guerre, poste qu'il occupe jusqu'au 30 mars 1885.
1890 à 1892 il est vice-président de la Chambre, tout en présidant la commission des Finances.
1893 il accède à la présidence de la Chambre.
Le président de la République, Sadi Carnot, le nomme président du Conseil le 3 décembre 1893.
9 décembre 1893 a lieu l'attentat d'Auguste Vaillant à la Chambre des députés, point d'orgue de la vague d'attentats anarchistes. Le gouvernement vote les « Lois scélérates ». Vaillant est guillotiné.
Casimir-Perier  signe le 4 janvier 1894 l'Alliance franco-russe qui reste un temps secrète.
 Le 3 mars, Spuller appelle dans un discours à la Chambre à la tolérance dans les affaires religieuses, ces déclarations suscitent surtout l'émoi des anticléricaux qui accusent le président du Conseil de « pactiser avec l'ennemi ».
 Le cabinet se retrouve alors fragilisé. Le ministre des Travaux publics Jonnart refuse d'accorder la liberté syndicale aux employés des chemins de fer, la Chambre refuse de voter l'ordre du jour et Casimir-Perier remet sa démission le 23 mai 1894.
Casimir-Perier retrouve aussitôt la présidence de la Chambre. Le 25 juin 1894, le président Carnot est assassiné à Lyon. Casimir-Perier apparaît comme un successeur du président défunt, comme son héritier. Mais il se montre très réticent à poser sa candidature. Il se laisse finalement convaincre.
 Le 27 juin 1894, soutenu par la droite, il est élu président.
Sa présidence ne dure que six mois. La démission du ministère Dupuy le 14 janvier 1895 est suivie le lendemain de la sienne. Il l'explique par le fait qu'il se voit ignoré par les ministres.
Il meurt dans sa soixantième année en 1907.

jeudi 8 mars 2012

Sadi Carnot




Sadi Carnot, né le 11 août 1837 et mort le 25 juin 1894. Il fut président de la République du 3 décembre 1887 au 25 juin 1894, date de son assassinat.
 Il a précédemment occupé les fonctions de haut fonctionnaire, de député de la Côte-d'Or, de préfet de la Seine-Inférieure, de sous-secrétaire d'État aux Travaux, de ministre des Travaux publics et de ministre des Finances.
 Il est l'élève du lycée Condorcet puis de l'École Polytechnique (Promotion X1857) et enfin de l'École des ponts et chaussées dont il sort major en 1863.
 1er juin 1863, il épouse à Paris, Cécile Dupont-White
Il devient ingénieur en chef de la Haute-Savoie, où il conçoit et fait construire vers 1874 le fameux système de régulation de la sortie des eaux du lac d'Annecy, communément appelé « les vannes du Thiou ». Joyau technique et architectural.
 Il est élu député de la Côte-d'Or en 1871, et occupe des postes de haut fonctionnaire, notamment au Conseil supérieur des Ponts et Chaussées, puis il est nommé préfet de la Seine-Inférieure.
Sous-secrétaire d'État aux Travaux publics puis ministre des Travaux publics, il devient ministre des Finances en 1885 dans le gouvernement de  de Freycinet.
Suite de la démission de Jules Grévy, mis en cause dans l'affaire des décorations, Sadi Carnot est élu président de la République le 3 décembre 1887. Le début de son mandat est marqué par l'agitation boulangiste et le scandale de l'affaire de Panama (1892), ainsi que par le rapprochement avec la Russie.
Dans un contexte d'agitation syndicale et anarchiste (une partie des lois relatives à la liberté individuelle et aux délits de presse visant à réprimer cette agitation, qualifiées de lois scélérates par l'opposition socialiste, venaient d'être votées).
Sadi Carnot est blessé par l'anarchiste italien Sante Geronimo Caserio le 24 juin 1894, lors de l'Exposition de Lyon.
 Le président de la République meurt des suites de ses blessures, peu après minuit, le 25 juin 1894. 

mercredi 7 mars 2012

Jules Grévy



Jules Grévy, né le 15 août 1807 et mort le 9 septembre 1891.
Il suit des  études à Dole. 1823 celui-ci est repris par les Jésuites, son père le retire et l'inscrit au collège de Poligny. Il obtient une licence de droit à Paris et devient avocat. Il publie, en 1836, un recueil général de formules pour tous les actes judiciaires, Le Procédurier.
Sa carrière politique débute lors de la révolution de 1848 : il est alors nommé commissaire de la République dans le Jura par le gouvernement, puis est élu député du Jura en avril de la même année, à l'Assemblée constituante.
Jules Grévy se marie le 29 août 1848 à Paris, avec Coralie Fraisse.
1849, Jules Grévy est élu à l'Assemblée législative, puis vice-président de celle-ci. Le 2 décembre 1851, lors du coup d'État, il est arrêté, puis libéré. Retourné au barreau, il est élu membre du conseil de l'ordre des avocats du Barreau de Paris en 1862, puis, en 1868, bâtonnier.
Elu député du Jura en 1868, il siège dans l'opposition. Il est hostile  à la déclaration de guerre.
Février  1871, il est élu président de l'Assemblée nationale, jusqu'à sa démission en avril 1873.
Jules Grévy est président de la Chambre des députés à partir du 8 mars 1876 où il est élu président. Son élection est confirmée le 13 mars. Il est chargé de la direction du parti républicain à la mort de Thiers, en 1877. Il est candidat à l'élection présidentielle de 1873, sans succès.
30 janvier 1879, Mac Mahon démissionne. Le jour-même, les parlementaires élisent Grévy à la présidence.
Révision de la Constitution du 19 au 21 juin, porte sur des mesures qui pérennisent  la République : le 14 juillet, la Marseillaise sont adoptés, le  parlement est  transférées à Paris et le président au sein de l'Élysée.
Le 9 août est votée la « loi Paul Bert », qui créé des Écoles normales.
Grevy soutient les mesures anticléricales de ses ministres, notamment contre les congrégations religieuses. Le président du Conseil Freycinet est ainsi opposé à l'Église.
29 mars, la  loi interdit aux congrégations non autorisées d'enseigner, les Jésuites  quitte la France.
 Il célèbre la première fête nationale le 14 juillet 1880.
21 décembre 1880, des collèges et lycées pour filles sont créés.
 Les lois Jules Ferry rendent progressivement l'école gratuite (1881), l'éducation obligatoire et l'enseignement public laïque (1882).
19 janvier 1882, krach financier de l'Union générale.
1881, la liberté de réunion sans autorisation est accordée et en 1884, les anciens membres de la famille royale déclarés inéligibles aux élections républicaines.
1881, un protectorat sur la Tunisie est créé, entre 1883 et 1885 l'Annam et le Tonkin sont occupés et en 1885, un protectorat instauré sur Madagascar.
Jules Grévy est facilement réélu à la présidence de la République, lors de l'élection présidentielle de décembre 1885.
 C'est à l'occasion du décès de Victor Hugo, le 22 mai 1885, qu'il décide de rendre au Panthéon de Paris le statut de temple républicain. Des funérailles y seront organisées le 1er juin 1885.
1887, éclate le scandale des décorations : le gendre du président, Daniel Wilson, est accusé de trafic d'influence.  Les chambres appellent alors Grévy à la démission, qui dans un premier temps refuse, puis se soumet, le 2 décembre.
Jules Grévy meurt le 9 septembre 1891.

mardi 6 mars 2012

Patrice de Mac Mahon




Patrice de Mac Mahon, comte de Mac Mahon, duc de Magenta, né le 13 juillet 1808, mort le 17 octobre 1893, a été maréchal de France, et le 3e président de la République française, fonction qu'il a occupée du 24 mai 1873 au 30 janvier 1879.
1820, il entre au Petit Séminaire à Autun. Il achève ses études au collège Saint-Louis à Paris, puis il entre à l’école spéciale militaire à compter du 23 octobre 1825, il rejoint pour deux ans l’école d’application d’état-major, le 1er octobre 1827. Sorti de l'École militaire de Saint-Cyr, il entre dans l'armée en 1827, et sert d'abord lors de l'expédition d'Alger.
 Rappelé en France, il attire de nouveau l'attention lors de l'expédition d'Anvers en 1832.
Capitaine en 1833, retour  en Algérie.
 Il se distingue au siège de Constantine en 1837.
Jusqu’à 1855, il est en Algérie et accède au grade de général de division.
Septembre 1855, pendant la guerre de Crimée, il commande la 1re division d'infanterie du 2e corps de l'armée d’Orient.
 A son retour en France, il est fait sénateur. Il refuse le commandement suprême des troupes françaises, et est envoyé, en Algérie.
1859, il se distingue lors de la campagne d'Italie, par la victoire française de Magenta. Il reçoit le bâton de maréchal, et est titré duc de Magenta.
1861, il représente la France au couronnement de Guillaume Ier.
1864, il est nommé gouverneur général d'Algérie.
 1870, il présente sa démission  suite à, de nombreuse plaintes en Algérie.
Il participe à la guerre franco-prussienne de 1870, essuie plusieurs défaites en Alsace et lors de la bataille de Sedan où il est blessé. Il est fait prisonnier à Sedan.
 1871, il est nommé à la tête de l'armée dite « versaillaise » qui réprime la Commune de Paris.
Il est élu président de la République après la chute d'Adolphe Thiers le 24 mai 1873.
Après avoir limogé le président du Conseil Dufaure, il le remplace par le duc Broglie un monarchiste, projetant ainsi une restauration. Mais l'échec de cette restauration le conduit à voter le septennat.
 Avec le duc de Broglie comme président du Conseil, il prend une série de mesures d'« ordre moral ». L'Assemblée vote, le 9 novembre 1873, son mandat à sept ans. Il assiste plutôt qu'il n'y prend part aux procédures de  janvier et février 1875, aboutissent aux lois fondamentales qui établissent finalement la République.
Il consent en 1876 à la formation des cabinets Dufaure et Simon, dominés par les républicains.
 Quand des évêques, recommandant à la sympathie du gouvernement français le cas du pape captif Pie IX, sont suivis d'une résolution de la Chambre proposée par la gauche et demandant au Gouvernement de « réprimer les manifestations ultramontaines » (4 mai 1877). Mac Mahon, constitue un ministère conservateur (Broglie). Il convainc le Sénat de dissoudre la Chambre, et fait un voyage à travers le pays pour assurer le succès des Conservateurs.
14 octobre,  les élections donnent à la gauche une majorité, et Broglie démissionne le 19 novembre.
Mac Mahon tente d'abord de former un gouvernement de fonctionnaires dirigé par le général de Rochebouët, mais la Chambre refuse.
 Les élections sénatoriales du 5 janvier 1879 gagné par la gauche, Mac Mahon, préfère démissionner le 30 janvier 1879.
Patrice de Mac Mahon meurt le 17 octobre 1893.

lundi 5 mars 2012

Adolphe Thiers




Adolphe Thiers, né le 15 avril 1797 à Bouc-Bel-Air1 mais déclaré à l'état-civil de Marseille et mort le 3 septembre 1877 à Saint-Germain-en-Laye, est un avocat, journaliste, historien et homme d’État français.
Il étudie le droit à Aix-en-Provence avant de s’installer en 1821 à Paris où, partisan d’une monarchie parlementaire de type anglais, il fréquente les milieux politiques et parvient à devenir proche de Talleyrand.
De 1823 à 1827, il publie une Histoire de la Révolution
Il fonde début de 1830, un journal d’opposition au régime de Charles X, le National, dans lequel il développe ses conceptions politiques.
Election à l’Académie française en 1833.
 Il entre, le 11 octobre 1832, dans le premier ministère Soult comme ministre de l'Intérieur.
Novembre 1833, il épouse Élise Dosne.
22 février au 6 septembre 1836. Louis-Philippe nomme Thiers chef du gouvernement.  Thiers est fragilisé par la reprise de l’agitation républicaine à la suite de l’attentat d’Alibaud (25 juin 1836) contre Louis-Philippe.
De 1837 à 1839, Thiers cherche ardemment sa revanche et combat sans relâche son successeur, le comte Molé.
Thiers subit un camouflet avec l’élection à la présidence de la Chambre des députés, le 14 avril 1839, d’un dissident du centre gauche, Passy, alors qu’il soutenait Barrot.
Un mois plus tard, il tente, de se faire élire en vain à la présidence de la Chambre, le 14 mai.
Président du Conseil du 1er mars au 29 octobre 1840, il est finalement écarté en faveur de Guizot, Thiers retourne à l'opposition. Il continue à siéger à la chambre des députés dans l’opposition centre gauche où il prend peu la parole, rédigeant la suite de son histoire de la Révolution (Le Consulat et l’Empire 1845-1862). Il encourage la campagne des banquets qui conduit à la révolution de 1848
Il soutient la révolution de 1848 menant à la chute du cabinet Guizot. Le 23 février 1848, il est appelé par Louis-Philippe pour prendre la place de Guizot, mais Thiers est déjà rallié à la république.
 Élu au gouvernement provisoire, il ne va cesser de voter avec la droite contre les socialistes. Il apporte alors son appui à une République conservatrice.
 Il appuie la candidature de Louis-Napoléon Bonaparte à la présidence, avec le parti de l'Ordre.
Opposé au coup d'État du 2 décembre 1851 du futur Napoléon III, il fuit en Suisse, revient en 1852 mais se tient dans un premier temps à l’écart de la vie politique.
Il est élu député de Paris en 1863. Il fait un discours remarqué sur les « libertés nécessaires » et devient le chef de l’opposition libérale.
 Après la défaite de Sedan (1870), la France de la Défense nationale veut continuer la guerre engagée contre la Prusse par Napoléon III. Jules Favre, en septembre-octobre 1870, le mandate pour faire la Tournée des Capitales européennes à la recherche d’aides.
Il est élu « chef du pouvoir exécutif de la République française » — c’est-à-dire à la fois chef de l’État et du gouvernement — le 17 février 1871 par l’Assemblée nationale, réfugiée à Bordeaux.
Depuis Versailles où s’est installé le gouvernement, Thiers organise le siège de Paris, qui se soldera par l'écrasement de l’insurrection.
14 avril 1871 revint sur la loi du 7 juillet 1852, adoptée sous le Second Empire : le maire est élu par le conseil municipal (lui-même élu au suffrage universel), sauf dans les villes de plus de 20 000 habitants où le maire est nommé à la discrétion du Gouvernement.
Thiers, fait voté le 21 juin 1871, un grand emprunt public
 Il conclut le traité de Francfort avec Bismarck le 10 mai 1871.
10 Août 1871 Vote sur la loi du maintien le préfet comme unique représentant de l'État dans le département ; le Conseil général est élu au suffrage universel masculin.
Vote de la loi du 27 juillet 1872 sur l'armée, refusant aux militaires, souvent républicains, le droit de vote. L'armée devint ce qu'on appela "la Grande Muette".
Par décret du 2 septembre 1871, Jules Dufaure, le Garde des Sceaux est nommé vice-président du Conseil.
Devant les échecs d'une restauration, Thiers semble se tourner de plus en plus vers le régime républicain, et dans un discours du 13 novembre 1872, il affirme son ralliement à la République, qu'il voulait conservatrice et politiquement libérale.
15 mars 1873 est signée la convention d'évacuation des troupes allemandes, qui ne rend plus Thiers indispensable à la majorité monarchiste. Une "Union des droites" se forment autour d'Albert de Broglie afin de faire "prévaloir dans le gouvernement une politique résolument conservatrice".
23 mai 1873, Thiers prononce un discours de deux heures, signifiant à la majorité monarchistes que la République serait le seul régime viable :
Mis en minorité, il démissionne le 24 mai, persuadé qu'il sera rappelé.
Patrice de Mac-Mahon, légitimiste, général ayant réprimé la Commune, est alors élu Président  le soir même.
En 1877, l’année de sa mort, Gambetta le proclame « libérateur du territoire ». 

dimanche 4 mars 2012

Napoleon III




Né à Paris le 20 avril 1808 à Paris, mort à Chislehurst dans le Kent le 9 janvier 1873, Charles Louis Napoléon, est le troisième fils de Louis Bonaparte et d’Hortense de Beauharnais.
Louis Napoléon est élevé par sa mère, devenue duchesse de Saint-Leu après la chute de l’Empereur. Il passe sa jeunesse en Suisse, au château d’Arenenberg.
Elève au collège militaire d’Augsbourg puis à l’École militaire de Thoune, il sort officier d’artillerie de l’armée Suisse.
Décembre 1830, Louis-Napoléon prend part à une conspiration contre le pouvoir pontifical, qui lui vaut d’être expulsé de Rome.
Février 1831, il se lance avec son frère dans l’insurrection des Romagnes et combat les troupes pontificales.
 Son frère  Napoléon-Louis meurt de la rougeole à Forli. Lui-même échappe à la répression autrichienne, traverse la France  grâce à sa mère et, de Londres, se mêle à un complot militaire, d’ailleurs étouffé dans l’œuf, contre la monarchie de Juillet. Il revient alors à Arenenberg.
30 octobre 1836, il tente un coup de main à Strasbourg. L’affaire est un échec. Louis-Napoléon est arrêté, expulsé il  débarque aux États-Unis.
Revenu à Arenenberg, il part pour Londres, le gouvernement français ayant menacé la Suisse d’invasion s’il n’était pas expulsé.
6 août 1840, Louis-Napoléon débarque près de Boulogne à la tête d’une cinquantaine de conjurés. Nouvelle échec.
6 octobre 1840, Louis-Napoléon est condamné à l’emprisonnement perpétuel. Enfermé au fort de Ham, il s’y livre, avec une grande curiosité d’esprit, à des travaux historiques, économiques, sociaux et politiques.
1844, publication de L'Extinction du Paupérisme.
Mai 1846, après six ans de captivité, Louis Napoléon  parvient à s’échapper.
Juin 1848, il est élu représentant à l’Assemblée constituante le même jour dans quatre départements.
15 juin,  Il démissionne  pour éviter de provoquer par sa présence le vote d’une loi d’exil.
Septembre réélection  dans cinq départements,
10 décembre, il se présente à la présidence de la République, seul candidat dont le nom soit connu des ruraux, il est élu.
2 décembre 1851, Ne pouvant faire modifier la Constitution,  il provoque un coup d’Etat. Dissolution de l’Assemblée, rétablissement du suffrage universel et un plébiscite sur les institutions.
Le coup d’Etat est plébiscité le 21 décembre 1851.
15 janvier 1852 est promulguée une constitution inspirée de la Constitution consulaire de l’an VIII. Louis Napoléon porte, son mandat de président à dix ans.
21 novembre 1852 un nouveau plébiscite destiné au rétablissement de la dignité impériale. La réponse est sans équivoque : « oui ».
1853, Napoléon III épouse Eugénie de Montijo.
1856, Naissance du prince héritier Eugène Louis Napoléon en 1856.
1859 débuts de « l'empire libéral ».
23 janvier 1860, Traité de commerce du avec la Grande-Bretagne.
19 juillet 1870, la France déclare la guerre à la Prusse.
2 septembre 1870 défaite lors de la bataille de Sedan.
4 septembre 1870, la République est proclamée
Napoléon III part en exil en Angleterre, où il meurt en janvier 1873.

Louis Napoleon Bonaparte



Né à Paris le 20 avril 1808 à Paris, mort à Chislehurst dans le Kent le 9 janvier 1873, Charles Louis Napoléon, est le troisième fils de Louis Bonaparte et d’Hortense de Beauharnais.
Louis Napoléon est élevé par sa mère, devenue duchesse de Saint-Leu après la chute de l’Empereur. Il passe sa jeunesse en Suisse, au château d’Arenenberg.
Elève au collège militaire d’Augsbourg puis à l’École militaire de Thoune, il sort officier d’artillerie de l’armée Suisse.
Décembre 1830, Louis-Napoléon prend part à une conspiration contre le pouvoir pontifical, qui lui vaut d’être expulsé de Rome.
Février 1831, il se lance avec son frère dans l’insurrection des Romagnes et combat les troupes pontificales.
 Son frère  Napoléon-Louis meurt de la rougeole à Forli. Lui-même échappe à la répression autrichienne, traverse la France  grâce à sa mère et, de Londres, se mêle à un complot militaire, d’ailleurs étouffé dans l’œuf, contre la monarchie de Juillet. Il revient alors à Arenenberg.
30 octobre 1836, il tente un coup de main à Strasbourg. L’affaire est un échec. Louis-Napoléon est arrêté, expulsé il  débarque aux États-Unis.
Revenu à Arenenberg, il part pour Londres, le gouvernement français ayant menacé la Suisse d’invasion s’il n’était pas expulsé.
6 août 1840, Louis-Napoléon débarque près de Boulogne à la tête d’une cinquantaine de conjurés. Nouvelle échec.
6 octobre 1840, Louis-Napoléon est condamné à l’emprisonnement perpétuel. Enfermé au fort de Ham, il s’y livre, avec une grande curiosité d’esprit, à des travaux historiques, économiques, sociaux et politiques.
1844, publication de L'Extinction du Paupérisme.
Mai 1846, après six ans de captivité, Louis Napoléon  parvient à s’échapper.
Juin 1848, il est élu représentant à l’Assemblée constituante le même jour dans quatre départements.
15 juin,  Il démissionne  pour éviter de provoquer par sa présence le vote d’une loi d’exil.
Septembre réélection  dans cinq départements,
10 décembre, il se présente à la présidence de la République, seul candidat dont le nom soit connu des ruraux, il est élu.
2 décembre 1851, Ne pouvant faire modifier la Constitution,  il provoque un coup d’Etat. Dissolution de l’Assemblée, rétablissement du suffrage universel et un plébiscite sur les institutions.
Le coup d’Etat est plébiscité le 21 décembre 1851.
15 janvier 1852 est promulguée une constitution inspirée de la Constitution consulaire de l’an VIII. Louis Napoléon porte, son mandat de président à dix ans.
21 novembre 1852 un nouveau plébiscite destiné au rétablissement de la dignité impériale. La réponse est sans équivoque : « oui ».
1853, Napoléon III épouse Eugénie de Montijo.
1856, Naissance du prince héritier Eugène Louis Napoléon en 1856.
1859 débuts de « l'empire libéral ».
23 janvier 1860, Traité de commerce du avec la Grande-Bretagne.
19 juillet 1870, la France déclare la guerre à la Prusse.
2 septembre 1870 défaite lors de la bataille de Sedan.
4 septembre 1870, la République est proclamée
Napoléon III part en exil en Angleterre, où il meurt en janvier 1873.