Nombre total de pages vues

Affichage des articles dont le libellé est Les Bourbons. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Les Bourbons. Afficher tous les articles

dimanche 26 février 2012

Charles X




Charles X (château de Versailles, 9 octobre 1757 – Görz, Empire d'Autriche, 6 novembre 1836), comte d'Artois, fut roi de France de 1824 à 1830.
Sacré en 1825, il est renversé en 1830 par une nouvelle révolution qui l'oblige à s'exiler.
Petit-fils de Louis XV, roi de France et de Navarre, Charles-Philippe est le cinquième fils du dauphin Louis-Ferdinand et de son épouse, la dauphine, Marie-Josèphe de Saxe (1731-1767). L'enfant est le plus jeune frère du roi Louis XVI alors duc de Berry et du comte de Provence, futur Louis XVIII.
 Il est d'abord titré comte d'Artois .
 Il est baptisé le 22 octobre 1757 avec les prénoms Charles Philippe.
Il épouse le 16 novembre 1773 Marie Thérèse de Sardaigne (1756-1805).
 En 1772, âgé de 15 ans, il est colonel général des Suisses et Grisons.
Il commence à s’intéresser à la politique avec la première grande crise de la monarchie, en 1786, après laquelle il prend la tête de la faction réactionnaire à la cour de Louis XVI.
 Il se heurte donc aux Notables réunis en assemblée : Charles accepte la suppression des privilèges financiers de l'aristocratie, mais non la réduction des privilèges sociaux dont jouissent l'Église et la noblesse. Il pense qu’on peut réformer les finances de la France sans renverser la monarchie. Il suscite la colère du tiers état en s’opposant à toute initiative d'accroître son droit de vote en 1789.
 En liaison avec le baron de Breteuil, il noue des alliances politiques pour chasser Necker. Ce plan échoue quand Charles essaie de le faire renvoyer le 11 juillet, sans que Breteuil soit au courant, beaucoup plus tôt que prévu à l’origine. C'est le début d’une brouille réciproque.
Le comte d’Artois est l'un des premiers à émigrer, le 16 juillet 1789. Il parcourt les diverses cours de l'Europe pour chercher des défenseurs à la cause royale.
Il quitte Hamm en août 1794 comme comte de Ponthieu. Il se rend enfin en Grande-Bretagne et assiste aux conférences de Pillnitz, 1791.
 Nommé par Monsieur (son frère, futur Louis XVIII) lieutenant général du royaume après la mort de son frère Louis XVI, du 28 janvier 1793 à 1814.
 À la mort de son neveu Louis XVII le 8 juin 1795, il est appelé Monsieur, frère du roi. Il veut opérer, avec le secours des Anglais, un débarquement à l'île d'Yeu sur les côtes de la Vendée (1795), mais il n'y peut réussir. Il se rend en Grande-Bretagne où il passe le reste de la Révolution et de l’Empire.
Après le 2e retour de Louis XVIII (1815), il se tient éloigné des affaires et emploie tout son temps soit à la chasse qui est pour lui une passion, soit à des pratiques religieuses. Il oublie la guerre. Malgré les apparences, il reste secrètement actif dans la sphère politique, en étant le chef occulte du parti ultra.
 À la mort de son frère Louis XVIII, en 1824, il monte sur le trône. Il renoue avec la tradition du sacre, le 29 mai 1825 en la cathédrale de Reims.
 Il débute par quelques mesures libérales, et abolit la censure des journaux, mais il ne tarde pas à se jeter dans les bras des ultra-royalistes, le comte de Villèle est le chef, et s'aliène l'opinion par la loi du sacrilège, la concession d'indemnités aux émigrés, par la loi dite du "milliard des émigrés" ; le licenciement de la garde nationale, le rétablissement de la censure (1825-1827). Son règne est marqué par la domination des « ultras », la frange revancharde des royalistes, opposée à la Charte de 1814.
 Pour calmer les mécontents, il forme en janvier 1828 un ministère modéré, présidé par, vicomte de Martignac. Ce ministère réparateur a déjà réussi à ramener les esprits, lorsqu'il est brusquement congédié et remplacé, le 8 août 1829, par le ministère Polignac, qui fait renaître toutes les défiances.
 En effet, peu de mois après, et malgré l’avertissement donné par l'adresse des 221 députés, Charles X tente de rétablir son autorité face au développement de l'opposition libérale. Il promulgue pour cela les « ordonnances de Saint-Cloud » qui dissolvent les chambres, convoquent les collèges électoraux en changeant de mode d'élection, et suspendent la liberté de la presse (25 juillet 1830).
L’intervention en faveur des Grecs, qui aboutit à la victoire de Navarin (1827) et entraîne l'affranchissement de la Grèce (1830),
 L’expédition contre le dey d'Alger, qui aurait offensé par un coup d'éventail le consul de France, expédition qui conduit à la prise d'Alger (6 juillet 1830).
Ces ordonnances inconstitutionnelles excitent immédiatement une réprobation universelle ; Paris se soulève les 27, 28 et 29 juillet : ce sont les Trois Glorieuses de 1830, ou « Révolution de Juillet », qui renversent finalement Charles X. Le 30, Louis-Philippe, duc d'Orléans, est nommé Lieutenant-Général du Royaume par les députés insurgés, poste qu'il accepte le 31. Il s'enveloppe alors d'un drapeau tricolore avec M. de Lafayette et paraît ainsi à son balcon.
Le 2 août, Charles X, retiré à Rambouillet, abdique et convainc son fils aîné le dauphin Louis Antoine de contresigner l'abdication.
 Il confie à son cousin le duc d'Orléans la tâche d'annoncer que son abdication se fait au profit de son petit-fils Henri, duc de Bordeaux, âgé de dix ans, faisant du duc d'Orléans le Régent.
Malgré l'abdication, le duc d'Orléans prend le pouvoir sous le nom de « Louis-Philippe Ier ». Le 3 août, en effet, devant les Chambres réunies, il annonce bien l'abdication de Charles X, contresignée par le Dauphin... mais ne mentionne pas qu'elle est effectuée en faveur du duc de Bordeaux.
 Par ailleurs, Charles X - déjà en exil - interdit à la duchesse de Berry, la mère du duc de Bordeaux, d'amener son fils à Paris; il embarque à Cherbourg sans laisser de consigne à ses fidèles; c'est alors le début de la monarchie de Juillet.
 En exil, Charles X porte le titre de courtoisie de comte de Ponthieu, nom de localité qui sera donné à une rue de Paris. Le roi déchu se retire d'abord, en Écosse. Grâce à ses bonnes relations avec les Habsbourg-Lorraine, il s'installe au Château de Prague, où il reçoit des visites de Chateaubriand. Il part ensuite à České Budějovice puis doit fuir une épidémie de choléra et arrive enfin à Görz).
 Il meurt dans cette ville du choléra le 6 novembre 1836.

samedi 25 février 2012

Louis XVIII



Louis XVIII (Louis Stanislas Xavier de France) fut roi de France de 1814 à 1815 et de 1815 à sa mort le 16 septembre 1824 à Paris. Il meurt sans descendance.
Né le 17 novembre 1755 à Versailles, Louis Stanislas Xavier est le quatrième fils du dauphin Louis-Ferdinand et de sa seconde épouse Marie-Josèphe de Saxe. Il est le frère cadet de Louis Auguste, futur Louis XVI, et le frère aîné de Charles-Philippe, futur Charles X. Il est le petit-fils de Louis XV. Petit-fils de France, Louis Stanislas Xavier est d’abord titré comte de Provence.
18 octobre 1761, le même jour que son frère Louis Auguste, Louis Stanislas Xavier est baptisé.
Tout comme son frère aîné, il passe son enfance au château de Versailles. Il y reçoit une éducation solide, comme le veut son rang.
14 mai 1771, dans la chapelle royale du château de Versailles, Louis, comte de Provence, épouse Marie-Joséphine de Savoie, (1753–1810), fille du roi Victor-Amédée III de Sardaigne et de Marie-Antoinette Ferdinande d’Espagne
 1775, il sollicite en vain le titre de gouverneur du Languedoc. Il avait même acheté l'année précédente le comté de l'Isle-Jourdain.
 Printemps 1777, un voyage l'amène à Toulouse où il assiste le 21 juin, à une séance de l'Académie des Jeux floraux et entend la lecture de trois odes.
Après avoir agité la cour de Louis XVI en facilitant la chute des ministres réformateurs Turgot, Necker, Calonne, il réclame pour le Tiers États le doublement du nombre de députés aux états généraux.
 Suite au départ de la cour de Versailles pour Paris (après les journées des 5 et 6 octobre 1789), le comte de Provence s’installe au Petit Luxembourg.
20 juin 1791, date du départ du roi Louis XVI et sa famille des Tuileries, le comte de Provence quitte également sa résidence surveillée. Déguisé, il rejoint ainsi les Pays-Bas,. Il se réfugie à Bruxelles puis Coblence.
 Il rencontre l’empereur Léopold II et lui inspire la déclaration de Pillnitz d’août 1791.
 Il refuse de reconnaître l’autorité du roi et se voit déchu de ses droits de prince du sang par l'Assemblée  en janvier 1792. Il tente de rentrer en France à la tête d’une armée mais doit rebrousser chemin après la bataille de Valmy.
 1793, ayant appris l’exécution de son frère aîné, il se proclame « régent » pour le dauphin, lequel demeure aux mains des révolutionnaires à Paris, et le proclame « Louis XVII ».
À la déclaration de la mort de l’enfant, le 8 juin 1795, il devient dépositaire de la couronne de France et prend le nom de Louis XVIII.
1804, à la suite de plaintes de Napoléon, le roi de Prusse se résout à se séparer d’hôtes aussi incommodes que compromettants; Louis XVIII et tous les émigrés composant sa petite cour reçurent l’ordre de quitter immédiatement la Prusse.
Vers le milieu d’octobre 1807, depuis Göteborg en Suède, avertit le comte d’Artois de sa prochaine arrivée.
Louis XVIII avait fixé sa résidence à Gosfield Hall à la fin de 1807; il ne quitta ce château qu’au bout de quatre ans, au commencement de 1811, peu de temps après la mort sa femme, décédée le 13 novembre 1810.  Il vint alors habiter Hartwell House, près de Londres.
Porté par les Coalisés, le 24 avril 1814, il débarque à Calais. Octroyant une Charte constitutionnelle restaurant la monarchie à ses sujets, il devient roi de France.
Lors des Cent-Jours, il tente d’organiser avec la noblesse la résistance à Napoléon. Son échec le conduit à s’exiler de nouveau. Il se réfugia à Gand. Seule la défaite de Waterloo le réinstalle sur le trône de France.
 Son règne est consacré à la lourde tâche de concilier les héritages révolutionnaires et napoléoniens avec ceux de l’Ancien Régime.
Ses opposants demeurent trop faibles et divisés pour menacer en quoi que ce soit la position royale. Il dissout ainsi une première Chambre ultra en 1816 (la célèbre Chambre introuvable). Une autre vague de contestation commence avec la mort de son neveu duc de Berry, fils du comte d’Artois. Louis XVIII apparaît comme un roi modéré, menant une vie bourgeoise, sans fastes excessifs.
 Cependant, malgré cette apparente faiblesse, il a réussi non seulement à maintenir un équilibre entre ultras et libéraux, mais aussi à ramener la prospérité dans une nation épuisée par les dernières guerres napoléoniennes.
16 septembre 1824, décès de Louis XVIII


vendredi 24 février 2012

Louis XVII



Louis-Charles de France est né au château de Versailles le 27 mars 1785. Il est baptisé le même jour dans la chapelle du château de Versailles.
Comme deuxième fils de Louis XVI, Louis-Charles de France n'est donc pas destiné, à sa naissance, à succéder à son père, mais la mort de son frère aîné Louis de France le 4 juin 1789 en fait le dauphin de France, puis le « prince royal » à partir de 1791.
 Après la journée du 10 août 1792, Louis-Charles est emprisonné avec ses parents à la Prison du Temple et perd son titre de dauphin de France. Confié plus particulièrement à la garde de son père, celui-ci poursuit son éducation avant d'en être séparé, lorsque le roi est exécuté, au matin du 21 janvier 1793.
En vertu du principe selon lequel la continuité dynastique est automatique en France (le Dauphin succède au roi précédent dès l'instant de la mort de ce dernier), aux yeux des royalistes, Louis-Charles succède à son père, guillotiné, le 21 janvier 1793.
 Sous le nom de Louis XVII, il est reconnu comme tel par Monsieur, frère cadet de Louis XVI et futur Louis XVIII, alors émigré à Hamm.
Le jeune Louis-Charles est confié à sa mère, également emprisonnée au Temple, jusqu'au 3 juillet 1793. Après cette date, il est enlevé à sa mère et mis sous la garde du cordonnier Antoine Simon et de sa femme, qui résident au Temple. Le but est alors d'en faire un petit citoyen ordinaire et de lui faire oublier sa condition royale.
 L'enfant est alors impliqué dans le procès de sa mère, Marie-Antoinette. On lui fait signer une
 Le 28 juillet 1794, les comités de salut public et de sûreté générale nomment Laurent, membre du comité révolutionnaire de la section du Temple, pour le garder, lui et sa sœur. Son sort s'améliore relativement, même s'il demeure prisonnier dans la tour du Temple.
 L'enfant meurt dans sa prison, probablement d'une péritonite tuberculeuse, le 8 juin 1795, à l'âge de dix ans et après bientôt trois ans de captivité.

jeudi 23 février 2012

Louis XVI




Louis XVI — né Louis Auguste de France le 23 août 1754 à Versailles et mort le 21 janvier 1793, guillotiné sur la place de la Révolution à Paris — est roi de France et de Navarre (1774-1791), puis roi des Français (1791-1792).  Louis XVI est le fils du Dauphin Louis-Ferdinand de France et de Marie-Josèphe de Saxe. Il succède à son grand-père Louis XV en 1774
Suite du décès de Louis XV, le 10 mai 1774, Louis Auguste devient roi de France. Il a 19 ans. Le 11 juin 1775 sacre de Louis XVI.
Novembre 1774, Louis XVI rétablit les Parlements et soutient des évolutions législatives (suppression de la torture). Il cherche à concilier les notions nouvelles de liberté et de tolérance avec l'Ancien régime, et montre un grand souci de l'opinion publique. Turgot est appelé par Louis XVI comme contrôleur général des finances de Turgot s'attache à reformer l’Etat.
12 mai 1776, Louis XVI doit se résoudre à renvoyer Turgot et les ministres réformateurs.
Octobre 1776 Louis XVI fait appel à Necker comme « directeur des Finances » (l'équivalent du « contrôleur général des Finances »).
8 août 1779 affranchissement des derniers serfs du domaine royal,  édit autorise les femmes mariées, les mineurs et les religieux à toucher des pensions sans autorisation (notamment celle du mari en ce qui concerne les femmes mariées).
1781 Necker publie le Comptes rendu de l’état des finances en 1781.
1781, Intervention de la Marine royale américaine et aide militairement les insurgents  dans la guerre d’indépendance
21 mai 1781, Necker démissionne  devant l’opposition de la noblesse et du clergé aux réformes.
Novembre 1783, nomination de Calonne, comme contrôleur général des Finances puis ministre d'État. Il entreprend  une politique de dépenses et d’emprunts, (grands travaux dans les transports, l'industrie, traité de commerce avec l'Angleterre en 1786).
 Janvier 1784, Louis XVI abolit le péage personnel sur les juifs d'Alsace.
Echec de Calonne qui doit reprendre les  réformes de Turgot et Necker : libéraliser le commerce intérieur (suppression des douanes intérieures, supprimer les traites, réduire la taille, remplacer les corvées, transformer la Caisse d’escompte en une banque d’État et surtout « soumettre les privilégiés à l’impôt et à une subvention territoriale ; établir des assemblées provinciales » élues qui répartiraient cet impôt).
Février-mars 1787, réunions de l’assemblée de 144 notables  qui refuse l’impôt territorial égalitaire. Louis XVI, qui l'avait soutenu pendant plusieurs mois, retire brutalement son soutien à Calonne en
Avril 1787, démission de Calonne.
1er mai 1787, nomination de  l'évêque de Loménie de Brienne au Contrôle général des Finances. Il reprend toujours les mêmes réformes indispensables mais avec en face de lui le Parlement de Paris. Il réussit à faire le libre-échange à l’intérieur du pays, l'instauration d'assemblées provinciales élues, ainsi que le rachat des corvées.
Août 1787, suite à la protestation du parlement, Louis XVI l’exile à Troyes en et ne le rappelle que lorsque les parlementaires acceptent d'étendre l'impôt direct à toutes les formes de revenus. Mais les parlements s'opposent à un nouvel emprunt d'État. Ils finissent par faire appel aux états généraux dans l'espoir de bloquer la réforme de l'impôt égalitaire.
25 août 1788, démission de Brienne.
17 novembre 1787, Louis XVI demande à Malesherbes de lui remettre un rapport en vue d’améliorer la situation des juifs en France.
25 août 1788, retours de Necker et  convocation des états généraux en 1789. Necker se prononce en faveur du doublement de la participation du tiers état.
1788, Il reconnait comme valide les actes de naissances, mariages, décès de ses sujets protestants en 1788 (Edit de Tolérance).
5 mai 1789 ouverture des états généraux, Louis XVI refuse de répondre à la question du système de vote par ordre ou par tête. Ce qui provoque une totale désillusion au sein de la bourgeoisie, et impuissant devant la contestation.
17 juin 1789 le tiers états décident de se transformer en l’Assemblée Nationale, ce qui sonne le glas de l’absolutisme royal : la Révolution est en marche.
9 juillet l’Assemblée nationale se proclame constituante.
14 juillet prise de la bastille.
17 juillet, Louis XVI renvoie Necker pour la seconde fois. Il est accueilli par le maire de la nouvelle municipalité, Bailly. Le roi accepte la cocarde bleue et rouge (aux couleurs de la ville de Paris) que lui offre Bailly et la place sur son couvre-chef orné de blanc.
Abolition des privilèges fut votée dans la nuit du 4 août, et le 26 août la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen est adoptée.
En octobre le peuple se rend à Versailles pour ramener la famille royale à Paris, et le 14 juillet 1790 le roi prête serment de fidélité à la Nation durant la fête de la Fédération, mais la Constitution Civile du Clergé heurte sa conscience de chrétien.
Avril 1791, Episode de la fuite du roi et de son arrestation à Varennes est célèbre. les événements entraînent sa réalisation. Le roi se décide alors à quitter la ville de Paris le 20 juin avec sa femme, sa sœur et ses deux enfants. Il est arrêté à Varennes-en-Argonne le 21 juin.
Louis XVI est  suspendu le 10 août 1792, après la prise des Tuileries par le peuple de Paris, et détrôné lors de la première séance de la Convention nationale qui décrète, le 21 septembre 1792 que « la royauté est abolie en France » et que « l'An I de la République française » partira du 22 septembre 1792.
Louis XVI fut guillotiné le lundi 21 janvier 1793 à Paris.

mercredi 22 février 2012

Louis XV, dit le « Bien-Aimé »



Louis XV, dit le « Bien-Aimé » (Versailles, 15 février 1710 – Versailles, 10 mai 1774).
Succédant à son arrière-grand-père Louis XIV à l'âge de cinq ans, il voit son pouvoir alors délégué à son grand-oncle, le duc d'Orléans,  jusqu'au 15 février 1723.
Louis XV est né le 15 février 1710 à Versailles. Il est le troisième fils de Louis de France, duc de Bourgogne, surnommé le Petit Dauphin, et de Marie-Adélaïde de Savoie. Il est ainsi l'arrière-petit-fils de Louis XIV.
 À sa naissance, en pleine guerre de succession d'Espagne, le futur Louis XV, titré duc d'Anjou — titre porté précédemment par son oncle, Philippe de France, prétendant français au trône d'Espagne et futur roi Philippe V (1700-1746) — est immédiatement confié à sa gouvernante, la duchesse de Ventadour.
En 1714, Louis est confié à un précepteur, l'abbé Perot. Celui-ci lui apprend à lire et à écrire, et lui enseigne des rudiments d'histoire et de géographie et, bien sûr, lui donne l'enseignement religieux nécessaire au futur « roi très chrétien ».
En 1715, le jeune dauphin reçoit également un maître à danser, puis un maître à écrire. Son confesseur est le père Le Tellier.
Le futur Louis XV commence sa vie publique peu de temps avant la mort de son bisaïeul Louis XIV. Le 19 février 1715, Louis XIV reçoit en effet en grande pompe dans la galerie des Glaces de Versailles l'ambassadeur de Perse. Il associe son successeur, qui vient d'avoir cinq ans, à la cérémonie, le plaçant à sa droite. En avril 1715, l'enfant participe avec le vieux roi à la cérémonie de la Cène du Jeudi saint et participe au Lavement des pieds. Il est toujours accompagné de sa gouvernante, Madame de Ventadour. Dans les derniers temps de la vie de Louis XIV, le futur roi participe à plusieurs défilés militaires et cérémonies visant à lui donner l'habitude de la vie publique.
 Le 26 août, sentant la mort venir, Louis XIV fait entrer le jeune Louis dans sa chambre, l'embrasse et lui parle avec gravité de sa future tâche de roi, dans des mots qui sont par la suite passés à la postérité, qui y a vu une sorte de testament politique du grand roi et des remords concernant sa propre action :
 Les 3 et 4 septembre 1715, Louis XV accomplit ses premiers actes de roi, d'abord en se rendant à la messe de requiem célébrée pour le feu roi à la chapelle de Versailles, ensuite en recevant l'assemblée du clergé venue célébrer son propre avènement.
Le 12, il enchaîna sur un lit de justice, l'une des cérémonies les plus solennelles de la monarchie,
le 14, sur les harangues du Grand Conseil, de l'Université de Paris et de l'Académie française, les jours suivants, sur les réceptions d'ambassadeurs venus présenter leurs condoléances.
En 1717, ayant atteint l'âge de raison, son éducation est désormais confiée à un gouverneur, le duc de Villeroy, et à un précepteur, André Hercule de Fleury, évêque de Fréjus. On lui apprend désormais le latin, les mathématiques, la cartographie, le dessin et des rudiments d'astronomie, mais, aussi, on lui enseigne à chasser. L'éducation manuelle n'est pas non plus négligée : en 1717, il apprend un peu de typographie, et en 1721, il s'initie à tourner le bois. Depuis 1719, il avait des maîtres de musique. Contrairement à Louis XIV, il n'avait que peu d'affinités pour la musique mais était attiré par l'architecture.
Le jeune Louis XV est sacré et couronné à Reims le 25 octobre 1722. Il atteint sa majorité (13 ans) l'année suivante, et est déclaré majeur lors du lit de justice du 22 février 1723. Cependant, encore trop jeune pour régner par lui-même, il laisse l'exercice effectif du pouvoir tout d'abord au duc d'Orléans et au cardinal Dubois. Les deux meurent à quelques mois d'intervalle, à la fin de l'année 1723.
 C'est le duc de Bourbon, prince du sang, qui devient alors le principal conseil du roi.
Mariage de Louis XV avec Marie Leszczyńska, fille du roi détrôné de Pologne Stanislas Leszczyński. Le mariage est célébré à Fontainebleau le 5 septembre 1725.
 À la suite de ce mariage, et malgré l'insistance de la reine qui le considérait comme son mentor, Louis XV écarte le duc de Bourbon du pouvoir et l'exile. Louis XV décide également de supprimer la charge de premier ministre. Il appelle auprès de lui le cardinal de Fleury, son ancien précepteur. Celui-ci commence alors auprès du roi une longue carrière à la tête du royaume, de 1726 à 1743.
En fait, se réfugiant derrière l'ombre tutélaire du feu Louis XIV, le jeune roi, orphelin trop tôt, abandonnera la totalité du pouvoir au cardinal de Fleury, le 16 juin 1726 en fixant les cadres de son gouvernement, annonçant à son  « Conseil d'En Haut», outre la fin de la charge de premier ministre, sa fidélité à la politique de Louis XIV.
De 1726 jusqu'à sa mort en 1743, le cardinal dirige donc la France aux côtés du roi.
Fleury fait revenir le chancelier d'Aguesseau, renvoyé en 1722. Il ne retrouve cependant pas toutes ses prérogatives, puisque les sceaux et les Affaires étrangères sont confiées à Chauvelin, président  du Parlement de Paris. Maurepas devient secrétaire d'État à la Marine.
Avec l'aide des contrôleurs généraux des finances Le Peletier  et surtout Orry, "Monsieur le Cardinal" parvint à stabiliser la monnaie française (1726) et finit par équilibrer le budget du royaume en 1738. L'expansion économique était au cœur des préoccupations du gouvernement.
En septembre 1729, après sa troisième grossesse, la reine donna finalement naissance à un garçon, Louis, qui devint aussitôt dauphin.
En 1733, malgré la politique pacifiste de Fleury, le roi, convaincu par son secrétaire d'État aux Affaires étrangères, Chauvelin, intervint finalement dans la guerre de Succession de Pologne pour tenter de remettre son beau-père Stanislas Leszczyński sur le trône de Pologne. L'intervention sans conviction de la France contre l'Autriche ne permit pas de renverser le cours de la guerre et Stanislas ne retrouva pas son trône mais Louis XVréussit à programmer le rattachement des duchés de Lorraine et de Bar au Royaume.
Peu après ce résultat, la médiation française dans le conflit entre le Saint-Empire et l'Empire ottoman aboutit au traité de Belgrade (septembre 1739), qui mit fin à la guerre avec un avantage pour les Ottomans, alliés traditionnels des Français contre les Habsbourgs.
En conséquence, l'Empire ottoman renouvela les capitulations françaises, qui affirmèrent la suprématie commerciale du royaume au Moyen-Orient
1740, mort de l'empereur Charles VI et l'avènement de sa fille Marie Thérèse déclencha la guerre de Succession d'Autriche.
Fleury n'avait plus la force de s'y opposer et le roi succomba à la pression du parti anti-autrichien de la cour : il entra en guerre en 1741 en s'alliant à la Prusse contre les Autrichiens, les Britanniques et les Hollandais. Ce conflit devait durer sept longues années. Fleury mourut avant la fin de la guerre, en janvier 1743.
Août 1744, à Metz, Louis XV tomba gravement malade et ses médecins pronostiquèrent une mort imminente.
Jeanne d'Étiolles, née Poisson, rencontre en 1745 futur marquise de Pompadour.
Le traité d'Aix-la-Chapelle en 1748, le roi rendit toutes ses conquêtes à l'Autriche,
Le 5 janvier 1757, Damiens essaye de tuer Louis XV.
1756, le roi opère  un renversement d'alliance en rupture avec l'alliance franco-prussienne traditionnelle. Par le traité de Versailles signé le 1er avril 1756, le roi, contre l'avis de ses ministres, s'allia avec l'Autriche.
Août 1756, Frédéric II envahit la Saxe sans déclaration de guerre et vainquit facilement les armées saxonnes et autrichiennes, mal préparées. Entre-temps, la Grande-Bretagne avait déjà déclaré la guerre à la France le 18 mai 1756. Ce sera la guerre de Sept Ans (1756-1763), qui aura des conséquences importantes en Grande-Bretagne et en France.
Ascension de Choiseul, sous l'influence de la de Pompadour, le nouvel homme fort du gouvernement autorise la publication de l'Encyclopédie et contribue à la dissolution des jésuites. Il réforme la structure de la marine et de l'armée et essaye d'étendre les colonies françaises dans les Antilles.
 Choiseul, successivement à la tête de la diplomatie et du ministère de la guerre et de la marine, cherche à arrêter rapidement la guerre. Le traité de Paris (1763), reconnaît une importante défaite française, avec la perte de la Nouvelle-France et de l'Inde.
La convention de Versailles, en 1738, la France obtient le droit d'intervenir en Corse. Avec le traité de Versailles, en 1768, la France a la garantie de conserver l'île si elle parvient à la conquérir. La campagne dure moins d'un an.
Louis XV finit par renvoyer son ministre en 1770 peu après le mariage du dauphin qui scellait l'alliance avec l'Autriche.
 Choiseul fut remplacé de fait par Maupeou, Garde des sceaux de France depuis 1768, qui s'appliqua à restaurer l'autorité royale. Maupeou  fit arrêter, les parlementaires par des mousquetaires.
Le roi mourut le 10 mai 1774, à 15 heures 30, au château de Versailles.

mardi 21 février 2012

Louis XIV dit le Roi-Soleil ou Louis le Grand




Louis XIV dit le Roi-Soleil ou Louis le Grand (5 septembre 1638, Saint-Germain-en-Laye- 1er septembre 1715, Versailles) Roi de France et de Navarre.
 Comme il n'a que quatre ans et demi, sa mère, Anne d'Autriche, devient régente. Elle maintient contre toute attente le cardinal Mazarin comme Premier ministre, en dépit de la désapprobation des cercles politiques français, fidèle de Richelieu.
En plus de ses fonctions ministérielles, Mazarin, parrain de Louis XIV, se voit attribuer par la reine en mars 1646 la responsabilité de l'éducation du jeune monarque et de son frère. Il devient donc « surintendant au gouvernement et à la conduite de la personne du roi et de son frère.
1648, le parlement de Paris s'oppose fermement aux impôts levés par Mazarin pour continuer la guerre contre l'Espagne. La Journée des barricades contraint le roi à quitter Paris une première fois.
Fin de la guerre de Trente Ans, conclue en 1648 par les traités de Westphalie.
1650, une nouvelle fronde appelée Fronde des princes se construit autour du tumultueux Condé. Les princes sont arrêtés sur l'ordre de Mazarin, ce qui aboutit à une nouvelle guerre civile, relayée essentiellement dans les provinces. Après avoir célébré sa première communion à l'église Saint-Eustache le 25 décembre 1649, Louis XIV, qui n'a alors que 12 ans, entre au conseil en 1650.
1651, Gondi et Beaufort, chefs de la première fronde, s'allient à la fronde des princes, pour renverser Mazarin qui est obligé à l’exile.
 8 février 1651, la reine et le jeune Louis essaient de s'enfuir, les Parisiens envahissent le palais royal où loge le roi, désormais prisonnier de la fronde.
7 septembre 1651, majorité du roi. Condé se jette dans Paris qui se soulève devant le retour d'exil de Mazarin. Le pouvoir doit de nouveau assiéger Paris.
Deuxième exil de Mazarin, les exactions des troupes de Condé, les troubles populaires et la lassitude à l'égard de la guerre mettent un terme à la fronde, devenue impopulaire: la plupart des grands font leur soumission. Seul, Condé trahit la France pour se mettre au service de l'Espagne.
Louis XIV est sacré officiellement roi le 7 juin 1654 à Reims mais il laisse les affaires politiques à Mazarin, et continue sa formation militaire auprès de Turenne.
 Pendant le voyage du jeune roi, le 7 novembre 1659, les Espagnols acceptent de signer le traité des Pyrénées qui fixe les frontières entre la France et l'Espagne. Louis XIV épouse l'infante Marie-Thérèse d'Autriche.
Mort de Mazarin, le 9 mars 1661, la première décision de Louis XIV est de supprimer la place de ministre principal et de prendre le contrôle du gouvernement, mais l'entourage du roi n'est pas convaincu de sa stature d'homme d'État.
5 septembre 1661, jour de ses 23 ans, le roi qui avait pu, jeune encore, constater le fort mécontentement des provinces contre la pression fiscale, fait arrêter Nicolas Fouquet dont il supprime par la même occasion le poste de surintendant des finances.
1665, Louis XIV crée la Compagnie française des Indes orientales.
En 1672, Louis XIV provoque la guerre de Hollande. L'Espagne en profite pour tenter de récupérer les villes de Flandres perdues. Ce conflit isole diplomatiquement la France : opposée à la fois aux Habsbourg, au pape et aux protestants d'Europe, après le rapprochement entre les Provinces-Unies des Pays-Bas, les princes Allemands et le parlement Anglais, elle n'a plus comme alliée protestante que la Suède. Sa puissance militaire lui permet toutefois d'imposer la paix sur le front Nord et de prendre le Franche-Comté à l'Espagne (1674, confirmé au traité de Nimègue, 1678).
1682, La Salle fonde à l'embouchure du Mississippi une nouvelle colonie française qui est nommée Louisiane (Nouvelle-France) en l'honneur du roi Louis.
1697, le traité de Ryswick attribue la moitié ouest de l'île de Saint-Domingue,  à la France.
La poussée vers les Flandres d'un monarque absolu catholique provoque l'inquiétude de la République protestante des Pays-Bas. Dès lors, France et Pays-Bas, anciens alliés, deviennent rivaux économiquement et politiquement. Louis XIV élargit ensuite ses ambitions aux possessions des villes conquises (politique des réunions). Cette politique d'expansion territoriale provoque la ligue d'Augsbourg (1682),  les Habsbourg et impériaux, d'une part et les protestants de l'autre. Après la prise de Luxembourg en 1684, le conflit reprend de 1688 à 1697 et plusieurs années de guerre s'ensuivent sur terre et sur mer: de l'Irlande où le roi soutient le prétendant catholique au trône de Grande-Bretagne, à l'Allemagne, où il soutient la Princesse Palatine, jusqu'à la Savoie, les guerres pèsent durement sur les finances royales. La paix négociée par la médiation de la Suède lui permet de prendre l'Alsace.
À la fin de son règne, le « Roi très Chrétien » tente de préserver la succession d'Espagne pour son petit-fils ce qui conduit à une guerre qui épuise toute l'Europe.
 La mort  de Charles II de Habsbourg, sans enfant, pose le problème de sa succession. Louis XIV mène une active diplomatie pour faire hériter un de ses descendants. Cela l'oppose à la branche Habsbourg d'Autriche, autre prétendante.
1700, Charles II refuse sur son lit de mort la solution du partage et laisse l'héritage de la totalité des possessions espagnoles pour l'un des petits-fils de Louis XIV, Philippe V.  Celui-ci n'est soutenu que par la Bavière de sa mère, toutes les autres puissances européennes provoquant une violente guerre contre les Bourbons de France et d'Espagne. Au bout de quatorze ans l'épuisement des adversaires conduit à une paix de compromis (1713), Philippe conserve le trône d'Espagne.
Le 1er septembre 1715, Louis XIV meurt.

lundi 20 février 2012

Louis XIII



Louis XIII dit le Juste (27 septembre 1601, Fontainebleau-14 mai 1643, Saint-Germain-en-Laye), roi de France et de Navarre (1610-1643). Il est le fils d'Henri IV et de Marie de Médicis et le père de Louis XIV.  Son règne est marqué par l'affaiblissement des Grands et des protestants et la lutte contre la maison de Habsbourg.
Louis XIII naît le 26 septembre 1601 au château de Fontainebleau. Le futur roi est installé dès le mois de novembre au château de Saint-Germain-en-Laye, où il retrouve les enfants illégitimes de son père, puis plus tard ses frères et sœurs le rejoignent. Il est baptisé le 14 septembre 1606 à Fontainebleau, son parrain est, comme il est d'usage, le pape Paul V.
À la mort d'Henri IV en 1610, Louis XIII monte sur le trône. Il n'a que 8 ans. Le pouvoir est alors assuré par sa mère Marie de Médicis, qui gouverne le royaume comme régente.
La majorité du roi est proclamée en 1614, mais Marie déclare que Louis est « trop faible de corps et d'esprit » pour assumer les devoirs de sa charge ; elle l'écarte du Conseil et laisse gouverner ses favoris Concini et Léonora Galigaï.
21 novembre 1615 à Bordeaux, Marie de Médicis marie le jeune roi à Anne d'Autriche, infante d'Espagne.
24 avril 1617, Louis XIII accède au pouvoir. Poussé par son favori Luynes il ordonne l'assassinat dufavori de sa mère, Concini et fait exécuté sa femme. Exile Marie de Médicis à Blois. Louis XIII remplace Concini par son propre favori, Luynes.
1619, la reine-mère s'échappe de Blois et lève une armée contre son fils qui choisit de se réconcilier avec elle, lors du Traité d'Angoulême le 30 avril 1619, il lui cède les villes d'Angers et Chinon.
1620, Marie de Médicis déclenche une guerre civile qui se conclut par sa défaite totale à la bataille des Ponts-de-Cé le 7 avril 1620. Par crainte de voir sa mère poursuivre des complots, le roi accepte son retour à la cour de France.
À peine la paix faite, le roi se rend à Pau en Béarn, dont il est le souverain, pour y rétablir la religion catholique comme religion officielle. Dès lors, il entend mettre fin aux privilèges politiques et militaires dont bénéficient les protestants depuis l'Édit de Nantes et imposer le catholicisme à tous ses sujets. De 1620 à 1628 (siège de La Rochelle), il combat les protestants, et détruit les fortifications de leurs places-fortes.
1621 prise de Saint-Jean-d'Angély aux protestants, mais il échoue devant Montauban en grande partie du fait de l'incompétence de Luynes.
19 octobre 1622. Louis XIII signe l'Édit de Montpellier confirmant l'Édit de Nantes : extension de la liberté d'exercice de culte des protestants et limitation à deux du nombre de leurs places de sûreté (La Rochelle et Montauban).
Louis XIII, décidé à participer davantage aux affaires de l’État et de se lier à un seul ministre.
1624, Marie de Médicis parvient à faire entrer  Richelieu au conseil du roi, prélat qui a été le représentant du clergé aux États généraux de 1614 et ministre du gouvernement Concini.  La relation du Roi avec Richelieu est assez complexe et a sans doute évolué avec le temps vers une affection réelle.
 1626, brouille du couple royale.la reine, poussée par la duchesse de Chevreuse, participe au complot du comte de Chalais, ayant pour but d'assassiner le roi et mettre son frère et héritier, sur le trône.
Reddition de la rochelle, après un très long siège en 1628, est suivie de la promulgation de l’édit de grâce d’Alès (28 juin 1629), interdisant les assemblées politiques et supprimant les places de sûreté protestantes, mais maintenant la liberté de culte dans tout le royaume.
Il écarte définitivement sa mère lors de la journée des Dupes (10 novembre 1630), pendant laquelle la cour croit le cardinal congédié, à la suite d’une violente altercation entre le roi et la reine-mère. Cette journée se termine par l'exil de la reine-mère.
1631 la diplomatie française se rapproche des ennemis de l'Espagne, et particulièrement des puissances protestantes qu'elle finance
1635 marque un véritable tournant : la France déclare la guerre ouverte à l'Espagne
1638 après 23 ans de mariage, alors que le roi et la reine ont 36 ans, le font surnommer « l'enfant du miracle ».
Louis XIII et Anne d'Autriche ont en 1640 un second fils, Philippe.
Mort du cardinal, en décembre 1642, le roi décide de se réconcilier avec certains des anciens conspirateurs comme son demi-frère, et ses fils.
Mais, il poursuit la même politique. Il fait entrer au conseil d'État un des proches collaborateurs de Richelieu, le Cardinal Mazarin qui devient vite premier ministre de fait. Louis XIII meurt le 14 mai.


dimanche 19 février 2012

Henri IV




Henri IV, né Henri de Bourbon (13 décembre 15533 à Pau - 14 mai 1610 à Paris), fut roi de Navarre (Henri III de Navarre, 1572-1610) puis roi de France (1589-1610).
Fils de Jeanne d'Albret, reine de Navarre et d'Antoine de Bourbon, descendant du roi Louis IX et premier prince du sang. En vertu de la « loi salique » cette filiation fera d'Henri le successeur naturel du roi de France. Henri IV est né à Pau, alors capitale de la vicomté de Béarn.
Fidèle à l'esprit du calvinisme, sa mère Jeanne d'Albret prend soin de l'instruire dans la stricte morale de la Réforme.
1561 à l'avènement de Charles IX, son père Antoine l'amène à la cour. Il est l'un des objets du conflit qui oppose ses parents en désaccord sur le choix de sa religion, sa mère calvinisme et son père catholique.
1564 à 1566, il accompagne la famille royale durant son grand tour de France et retrouve à cette occasion sa mère qu'il n'avait pas revue depuis 2 ans.
1567, Jeanne d'Albret le fait revenir vivre auprès d'elle dans le Béarn.
 1568, Henri participe à sa 1er campagne en Navarre. Il poursuit son apprentissage militaire durant la 3e guerre de religion. Sous la tutelle de l'amiral de Coligny, il assiste aux batailles de Jarnac, de La Roche l'Abeille et de Moncontour. Il combat pour la toute première fois en 1570, lors de la bataille d'Arnay-le-Duc.
1572, succédant à sa mère Jeanne, Henri  devient roi de Navarre sous le nom d’Henri III.
 18 août 1572,  Henri est marié à Paris à la sœur du roi Charles IX, Marguerite. Suite à un attentat contre Coligny, le mariage est suivi quelques jours plus tard du massacre de la Saint-Barthélemy. Épargné par les tueries du fait de son statut de prince du sang, Henri est contraint de se convertir au catholicisme et est assigné à résidence
 Après sa participation à un complot, il est retenu prisonnier à  Vincennes (avril 1574). La clémence du roi lui fait éviter la peine de mort mais il reste retenu à la cour. À l'avènement d’Henri III, il reçoit à Lyon un nouveau pardon du roi.
 Après 3 ans comme otage à la cour, il profite des troubles de la 5e guerre de religion pour s'enfuir le 5 février 1576. Il renoue avec le protestantisme, en abjurant le catholicisme en  juin.
1577, il participe timidement à la 6e guerre de religion.
Octobre 1578 à mai 1579, la reine mère Catherine de Médicis lui rend visite pour achever la pacification du royaume et elle lui ramène son épouse Marguerite.
Mai 1580 prise de Cahors, il réussit à éviter pillage et massacre, lui vaut un grand prestige à la fois pour son courage et son humanité.
 1585 ruptures entre Henri et Marguerite suite notamment aux aventures féminines du roi.
1584, le frère cadet du roi de France, meurt sans héritier. Le traité de Nemours,  entre le roi et les guises  met hors la loi tous les protestants et notamment Henri.
1587, batailles de Coutras défaite de l'armée royale. Henri est de nouveau excommunié par le pape.
1588. La mort de Condé le place à la tête des protestants puis l'élimination de Guise l'amène à se réconcilier avec Henri III. Les deux rois signent un traité le 30 avril 1589.
Le 1er août 1589, avant de mourir le lendemain des blessures infligées par le moine Jacques Clément, le roi Henri III reconnaît formellement son beau-frère et cousin le roi de Navarre comme son successeur.
Henri IV est victorieux du  duc de Mayenne le 29 septembre 1589 lors de la bataille d'Arques.
Il bat les Ligueurs et les Espagnols à Ivry le 14 mars 1590, assiège Dreux sans succès puis affame Paris, mais ne peut prendre la ville, qui est ravitaillée par les Espagnols.
Juillet 1591, il rétablit par l’Édit de Mantes, les dispositions de l’édit de Poitiers (1577), qui leur donnait une liberté très limitée du culte.
4 avril 1592, par une déclaration connue sous le nom d'« expédient », Henri IV annonce son intention d'être instruit dans la religion catholique.
Henri IV abjure solennellement le protestantisme, le 25 juillet 1593.
L’augmentation des impôts consécutive (multiplication par 2,7 de la taille) provoque la révolte des croquants dans les provinces les plus fidèles au roi, Poitou, Saintonge, Limousin et Périgord.
1594, Henri IV assiège avec succès Dreux puis il est sacré le 27 février 1594.
Entrée dans Paris le 22 mars 1594. Il bat de l'armée de la Ligue à Fontaine-Française.
En 1595, Henri IV déclare officiellement la guerre contre l'Espagne.
Après avoir soumis la Bretagne et avoir repris Amiens aux Espagnols, Henri IV signe le 13 avril 1598, l'Édit de Nantes. Les deux armées étant à bout de forces, le 2 mai 1598 est signée la paix de Vervins entre la France et l'Espagne.
1598 Henri IV favorise l'entrée en France des jésuites et crée une « caisse des conversions ». Il se réconcilie avec le duc de Lorraine.
Décembre 1599, il obtient l'annulation de son mariage avec la reine Marguerite, et épouse, à Lyon, le 17 décembre 1600, Marie de Médicis.
1601, traité de Lyon entre la France et la Savoie.
13 mai 1610, Couronnement officiel de la reine. Le lendemain, Henri IV meurt assassiné par Ravaillac, un catholique fanatique à Paris.