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mardi 13 mars 2012

Raymond Poincaré













Raymond Poincaré, né le 20 août 1860 et mort le 15 octobre 1934.
Après des études à Nancy puis à la faculté de droit de Paris, il entre au barreau  de paris en 1879.
1883, il prononce un discours à l'ouverture de la Conférence des Avocats dans lequel il fait l'éloge du républicain Dufaure.
 Il est pendant 18 mois directeur de cabinet au Ministère de l'Agriculture en 1886, élu ensuite conseiller général dans la Meuse, il se forge une réputation de modéré dès son premier mandat de député en 1887.
1892, il est rapporteur de la commission des Finances, au moment du scandale de Panamá, et est réélu l'année suivante.
Ministre de l'Instruction publique (1893), puis des Finances, après la victoire des modérés (1894-1895)
1895, il ouvre son propre cabinet, qui obtient un grand succès et détient une clientèle prestigieuse.
De nouveau, ministre de l’Instruction publique, dans le cabinet Ribot, en 1895.
Durant l’affaire Dreyfus, il adopte une attitude prudente. Il se rallie finalement au camp dreyfusard, plus par légalisme que par conviction.
Juin 1899, le président Loubet le pressent comme président du Conseil. Mais il n'arrive pas à mettre d'accord les différentes tendances républicaines.
Il se présente ensuite au  Sénat où il représente la Meuse entre 1903 et 1913.
Il est élu à l’Académie française en 1909, et est également professeur aux écoles HEI-HEP.
Janvier 1912, il est nommé président du Conseil.
 6 au 12 août 1912, il est en visite officielle en Russie dans le cadre de l'alliance franco-russe.
1913 : Il est élu le 17 janvier  président. Il soutient la loi des trois ans, votée en juillet.
Il est l'artisan de l'Union Sacrée politique et sociale, en 1914.
Fin 1917, il nomme le radical-socialiste Clemenceau,  Président du conseil.
1920, alors que son mandat n'est pas achevé, il se fait élire sénateur de la Meuse.
Il accepte de redevenir président du conseil, 1922.
 Face à l’Allemagne qui refuse de payer les « réparations de guerre », il occupe la Ruhr ; mais sa politique de rigueur le rend impopulaire et, en 1924, il démissionne.
On le rappelle en 1926 devant l’ampleur de la crise financière. Il forme alors un ministère d’union  et en revenant à une politique d’austérité financière ; le franc Germinal est remplacé par le franc Poincaré.  Malade et fatigué, il démissionne et se retire de la scène publique en 1929. Mort à Paris en 1934.

lundi 12 mars 2012

Armand Fallières




Clément Armand Fallières, né le 6 novembre 1841 et mort le 22 juin 1931.
Il débute ses études au lycée Guez de Balzac d'Angoulême.
 Il devient avocat à Nérac après des études de droit à Toulouse et à Paris.
Le 14 janvier 1868 il épouse à la mairie de Nérac Jeanne Bresson (1849-1934), la même année il est élu membre du conseil municipal de Nérac, dont il devient maire en 1871, entrant également au Conseil général de Lot-et-Garonne.
1876, il entre à la Chambre des députés comme député de Lot-et-Garonne et siège parmi les républicains de gauche.
18 mai 1877, il fait partie des parlementaires qui votent la motion de censure contre le duc de Broglie.
Mai à septembre 1877, il est de nouveau maire de Nérac. Il est secrétaire d'État à l'Intérieur dans les cabinets Freycinet et Ferry, puis ministre de l'Intérieur du 7 août 1882 au 29 janvier 1883 dans le cabinet Duclerc, avant de diriger un éphémère cabinet de trois semaines, du 29 janvier au 17 février 1883. Il est de nouveau ministre à de nombreuses reprises entre 1883 et 1892 (Intérieur, Justice et Instruction publique). Il devient sénateur du Lot-et-Garonne en 1890.
1er mars 1899, il vote contre la « loi de dessaisissement » dans l’affaire Dreyfus. Deux jours plus tard, il est élu président du Sénat au 2e tour de scrutin. Il succède à ce poste à Émile Loubet, élu président de la République, auquel il succédera par ailleurs à l’Élysée, sept ans plus tard.
 Fallières est constamment réélu président du Sénat jusqu’en 1906. A ce titre, il préside la Haute Cour de Justice qui juge, en 1899, Déroulède, Buffet, Ramel et Godefroy pour l’affaire de la caserne de Reuilly, liée à la tentative de coup d'État pendant les obsèques du président Félix Faure.
 Élu le 17 janvier 1906, il succède à Émile Loubet en remportant la victoire face à Paul Doumer.
Au cours de sa présidence il travaille au renforcement de la Triple Entente.
 En 1912, il instaure l'isoloir qui permet d'organiser les votes secrets.
Son mandat se termine en 1913. Il choisit de ne pas se représenter.
 Il meurt le 22 juin 1931.

dimanche 11 mars 2012

Émile Loubet



Émile Loubet, né le 30 décembre 1838), mort le 20 décembre 1929) président de la République française (18 février 1899 - 18 février 1906).
Il épouse à Montélimar, le 18 août 1869, Marie-Louise Picard (1843-1925).
Émile Loubet est un républicain modéré. Pendant ses études de droit, il fait la connaissance de Léon Gambetta et entre à sa suite en politique. Après avoir été élu maire de Montélimar et conseiller général, il est élu député de la Drôme le 20 février 1876.il siège à gauche de l'hémicycle de l'Assemblée nationale à partir du 20 février 1876.
18 juin 1877, il fait partie des députés du « Bloc des Gauches » qui votent la défiance au gouvernement d'ordre moral du duc de Broglie. Loubet,  est sanctionné et perd sa charge de maire.
Il demeure député jusqu’en janvier 1885, date à laquelle il est élu sénateur et devient rapidement un acteur majeur de la gauche républicaine. Il est nommé Secrétaire de la Chambre haute, puis intègre la Commission des Finances en tant que rapporteur général du Budget.
Lorsque, dans le premier ministère constitué après l’élection du président de la République Sadi Carnot, dans le cabinet de Pierre Tirard, il est chargé du portefeuille des Travaux publics.
Avril 1888, il est appelé par le président Carnot à la présidence du Conseil, responsabilité qu’il exerce de février à novembre 1892. Ministre de l’intérieur dans le cabinet Ribot, l’affaire du Panama conduit à son remplacement le 1er janvier 1893. Emile Loubet reprend son siège au Sénat et redevient président de la commission des finances.
 Le 1er janvier 1896, Émile Loubet devient le président du Sénat après la démission de Paul-Armand Challemel-Lacour. À ce titre, c'est lui qui annonce le 17 février 1899 la mort du président Félix Faure.
La mort subite de Félix Faure ouvre la course à la présidence de la République. L'élection oppose le camp des antidreyfusards aux dreyfusards. Jusqu'ici, Félix Faure aurait appuyé les adversaires de la révision du procès de Dreyfus.
Émile Loubet est élu président de la République le 18 février 1899. L'élection a deux répercussions immédiates : Déroulède tente sans succès de faire un coup d'État pour renverser la République et Loubet est personnellement agressé à coups de canne.
La présidence de Loubet est l'une des plus stables de la Troisième République. Seuls 4 présidents du Conseil se succèdent à Matignon : Dupuy, Waldeck-Rousseau, Combes et Rouvier.
Le septennat d'Émile Loubet est le théâtre de décisions marquantes dans l'histoire de la République française : grâce de Dreyfus, loi sur les associations et loi sur la séparation des Églises et de l'État.
Le septennat est aussi marqué par une intense activité diplomatique avec d'une part l'alliance franco-russe en septembre 1901,  et se rend en visite officielle en Russie en 1902 - et d'autre part le Royaume-Uni.
 À la fin de son mandat présidentiel, il est le premier président de la IIIe République à quitter l'Élysée après avoir accompli un mandat complet.
 Émile Loubet se retire ensuite de la vie politique et décède le 20 décembre 1929.

samedi 10 mars 2012

Félix Faure



Félix Faure, né le 30 janvier 1841 et mort le 16 février 1899président de la République de 1895 à sa mort.
Il effectue sa scolarité au collège de Beauvais (1852-1854), puis à l'école Pompée (1854-1857), internat privé d'Ivry-sur-Seine.
Il part deux ans en Angleterre, où il apprend l'anglais et les notions du commerce. Il s’engage  dans les chasseurs d'Afrique, Félix Faure envisage une carrière militaire, mais la campagne d'Italie de 1859 le fait renoncer.
1861, il effectue un stage de 18 mois à la tannerie d'Amboise.
Il épouse, le 18 juillet  1865, Marie-Mathilde Berthe Belluot.
 1863, Félix Faure est employé dans une maison de peausserie du Havre (Seine-Inférieure).
Janvier 1867, devenu négociant en cuir, il fonde sa première société, « Félix Faure et Cie ».
1865, Premier acte de son engagement en politique, Félix Faure signe avec des opposants à Napoléon III,  le programme de Nancy en faveur de la décentralisation.
Candidature aux élections municipales des 6 et 7 août 1870, en pleine guerre franco-allemande. Benjamin, de la « liste démocratique » qui remporte tous les sièges au conseil municipal, Félix Faure est élu au 22e rang.
Le 5 septembre 1870, suite à la bataille de Sedan sur ordre du préfet, le conseil municipal du Havre est remanié et Félix Faure, devient le 3e premier adjoint, à l'âge de 29 ans. Chargé de la défense de la ville.
Félix Faure fut élu député de la Seine-Inférieure en 1881.
Il est sous-secrétaire d'État aux Colonies dans plusieurs cabinets successifs, puis sous-secrétaire d'État à la Marine et enfin ministre de la Marine.
Suite de la démission de Casimir-Perier, il est élu président le 17 janvier 1895.
Il contribue au rapprochement franco-russe.
 Il participe à l'expansion coloniale, notamment avec la conquête de Madagascar. Les relations avec l'Angleterre sont tendues depuis la crise de Fachoda. Son mandat est marqué par l'affaire Dreyfus.
Félix Faure meurt le 16 février 1899.

vendredi 9 mars 2012

Jean Casimir-Perier




Jean Casimir-Perier, né le 8 novembre 1847 à Paris et mort le 11 mars 1907.
 Il est président de la République française du 27 juin 1894 au 16 janvier 1895, date de sa démission.
Il étudie au lycée Condorcet.
Il épouse à Paris le 17 avril 1873, sa cousine Hélène Perier-Vitet.
Il entre dans la vie publique comme secrétaire de son père, ministre de l'Intérieur dans le ministère Thiers.
 1874 il est élu conseiller général de l'Aube, puis député,  lors des élections générales de 1876.
Il rejoint le groupe des Républicains  de gauche. Il refuse de voter l'expulsion des princes en 1883 et démissionne comme député quand la loi est promulguée, à cause de ses liens avec la famille d'Orléans.
17 octobre 1883 il devient sous-secrétaire d'État à la Guerre, poste qu'il occupe jusqu'au 30 mars 1885.
1890 à 1892 il est vice-président de la Chambre, tout en présidant la commission des Finances.
1893 il accède à la présidence de la Chambre.
Le président de la République, Sadi Carnot, le nomme président du Conseil le 3 décembre 1893.
9 décembre 1893 a lieu l'attentat d'Auguste Vaillant à la Chambre des députés, point d'orgue de la vague d'attentats anarchistes. Le gouvernement vote les « Lois scélérates ». Vaillant est guillotiné.
Casimir-Perier  signe le 4 janvier 1894 l'Alliance franco-russe qui reste un temps secrète.
 Le 3 mars, Spuller appelle dans un discours à la Chambre à la tolérance dans les affaires religieuses, ces déclarations suscitent surtout l'émoi des anticléricaux qui accusent le président du Conseil de « pactiser avec l'ennemi ».
 Le cabinet se retrouve alors fragilisé. Le ministre des Travaux publics Jonnart refuse d'accorder la liberté syndicale aux employés des chemins de fer, la Chambre refuse de voter l'ordre du jour et Casimir-Perier remet sa démission le 23 mai 1894.
Casimir-Perier retrouve aussitôt la présidence de la Chambre. Le 25 juin 1894, le président Carnot est assassiné à Lyon. Casimir-Perier apparaît comme un successeur du président défunt, comme son héritier. Mais il se montre très réticent à poser sa candidature. Il se laisse finalement convaincre.
 Le 27 juin 1894, soutenu par la droite, il est élu président.
Sa présidence ne dure que six mois. La démission du ministère Dupuy le 14 janvier 1895 est suivie le lendemain de la sienne. Il l'explique par le fait qu'il se voit ignoré par les ministres.
Il meurt dans sa soixantième année en 1907.

jeudi 8 mars 2012

Sadi Carnot




Sadi Carnot, né le 11 août 1837 et mort le 25 juin 1894. Il fut président de la République du 3 décembre 1887 au 25 juin 1894, date de son assassinat.
 Il a précédemment occupé les fonctions de haut fonctionnaire, de député de la Côte-d'Or, de préfet de la Seine-Inférieure, de sous-secrétaire d'État aux Travaux, de ministre des Travaux publics et de ministre des Finances.
 Il est l'élève du lycée Condorcet puis de l'École Polytechnique (Promotion X1857) et enfin de l'École des ponts et chaussées dont il sort major en 1863.
 1er juin 1863, il épouse à Paris, Cécile Dupont-White
Il devient ingénieur en chef de la Haute-Savoie, où il conçoit et fait construire vers 1874 le fameux système de régulation de la sortie des eaux du lac d'Annecy, communément appelé « les vannes du Thiou ». Joyau technique et architectural.
 Il est élu député de la Côte-d'Or en 1871, et occupe des postes de haut fonctionnaire, notamment au Conseil supérieur des Ponts et Chaussées, puis il est nommé préfet de la Seine-Inférieure.
Sous-secrétaire d'État aux Travaux publics puis ministre des Travaux publics, il devient ministre des Finances en 1885 dans le gouvernement de  de Freycinet.
Suite de la démission de Jules Grévy, mis en cause dans l'affaire des décorations, Sadi Carnot est élu président de la République le 3 décembre 1887. Le début de son mandat est marqué par l'agitation boulangiste et le scandale de l'affaire de Panama (1892), ainsi que par le rapprochement avec la Russie.
Dans un contexte d'agitation syndicale et anarchiste (une partie des lois relatives à la liberté individuelle et aux délits de presse visant à réprimer cette agitation, qualifiées de lois scélérates par l'opposition socialiste, venaient d'être votées).
Sadi Carnot est blessé par l'anarchiste italien Sante Geronimo Caserio le 24 juin 1894, lors de l'Exposition de Lyon.
 Le président de la République meurt des suites de ses blessures, peu après minuit, le 25 juin 1894. 

mercredi 7 mars 2012

Jules Grévy



Jules Grévy, né le 15 août 1807 et mort le 9 septembre 1891.
Il suit des  études à Dole. 1823 celui-ci est repris par les Jésuites, son père le retire et l'inscrit au collège de Poligny. Il obtient une licence de droit à Paris et devient avocat. Il publie, en 1836, un recueil général de formules pour tous les actes judiciaires, Le Procédurier.
Sa carrière politique débute lors de la révolution de 1848 : il est alors nommé commissaire de la République dans le Jura par le gouvernement, puis est élu député du Jura en avril de la même année, à l'Assemblée constituante.
Jules Grévy se marie le 29 août 1848 à Paris, avec Coralie Fraisse.
1849, Jules Grévy est élu à l'Assemblée législative, puis vice-président de celle-ci. Le 2 décembre 1851, lors du coup d'État, il est arrêté, puis libéré. Retourné au barreau, il est élu membre du conseil de l'ordre des avocats du Barreau de Paris en 1862, puis, en 1868, bâtonnier.
Elu député du Jura en 1868, il siège dans l'opposition. Il est hostile  à la déclaration de guerre.
Février  1871, il est élu président de l'Assemblée nationale, jusqu'à sa démission en avril 1873.
Jules Grévy est président de la Chambre des députés à partir du 8 mars 1876 où il est élu président. Son élection est confirmée le 13 mars. Il est chargé de la direction du parti républicain à la mort de Thiers, en 1877. Il est candidat à l'élection présidentielle de 1873, sans succès.
30 janvier 1879, Mac Mahon démissionne. Le jour-même, les parlementaires élisent Grévy à la présidence.
Révision de la Constitution du 19 au 21 juin, porte sur des mesures qui pérennisent  la République : le 14 juillet, la Marseillaise sont adoptés, le  parlement est  transférées à Paris et le président au sein de l'Élysée.
Le 9 août est votée la « loi Paul Bert », qui créé des Écoles normales.
Grevy soutient les mesures anticléricales de ses ministres, notamment contre les congrégations religieuses. Le président du Conseil Freycinet est ainsi opposé à l'Église.
29 mars, la  loi interdit aux congrégations non autorisées d'enseigner, les Jésuites  quitte la France.
 Il célèbre la première fête nationale le 14 juillet 1880.
21 décembre 1880, des collèges et lycées pour filles sont créés.
 Les lois Jules Ferry rendent progressivement l'école gratuite (1881), l'éducation obligatoire et l'enseignement public laïque (1882).
19 janvier 1882, krach financier de l'Union générale.
1881, la liberté de réunion sans autorisation est accordée et en 1884, les anciens membres de la famille royale déclarés inéligibles aux élections républicaines.
1881, un protectorat sur la Tunisie est créé, entre 1883 et 1885 l'Annam et le Tonkin sont occupés et en 1885, un protectorat instauré sur Madagascar.
Jules Grévy est facilement réélu à la présidence de la République, lors de l'élection présidentielle de décembre 1885.
 C'est à l'occasion du décès de Victor Hugo, le 22 mai 1885, qu'il décide de rendre au Panthéon de Paris le statut de temple républicain. Des funérailles y seront organisées le 1er juin 1885.
1887, éclate le scandale des décorations : le gendre du président, Daniel Wilson, est accusé de trafic d'influence.  Les chambres appellent alors Grévy à la démission, qui dans un premier temps refuse, puis se soumet, le 2 décembre.
Jules Grévy meurt le 9 septembre 1891.