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mercredi 29 février 2012

Louis-Philippe Ier



Louis-Philippe Ier, né Louis-Philippe d'Orléans (6 octobre 1773 à Paris - 26 août 1850 à Claremont dans le Surrey, Angleterre), duc de Chartres (1773-1793) puis duc d'Orléans (1793-1830), connu sous la Révolution française comme le citoyen Chartres ou encore Égalité fils, puis roi des Français de 1830 à 1848.
 Admirateur du régime britannique qu'il prend pour modèle, son règne est caractérisé par le développement et l'enrichissement rapide de la bourgeoisie manufacturière et financière, l'extrême misère des classes ouvrières et la paupérisation des paysans devenus ouvriers, et des révoltes populaires incessantes qui finiront par emporter son régime. Il est le dernier roi à avoir effectivement régné.
 Né à Paris, Louis-Philippe d'Orléans est le fils de Louis Philippe Joseph d'Orléans (1747-1793), duc d'Orléans (connu sous le nom de « Philippe Égalité ») et de Louise Marie Adélaïde de Bourbon, Mademoiselle de Penthièvre (1753-1821).
 Titré duc de Valois de sa naissance à la mort de son grand-père en 1785, il porte ensuite le titre de duc de Chartres. Comme son père, le duc de Chartres est un partisan de la Révolution française. Sous l'influence de sa gouvernante, Madame de Genlis, il entre au club des Jacobins. Il participe en tant que lieutenant général aux batailles de Valmy, Jemappes où il joue un rôle non négligeable en évitant la retraite du centre lors du premier assaut, et Neerwinden. (Son titre de lieutenant général au service des armées républicaines et plus tard au service de Charles X, lui vaut son inscription sur l’Arc de triomphe.)
 Il tente de persuader son père de ne pas participer au procès de Louis XVI. Philippe Égalité vote cependant la mort du roi avant d’être lui-même jugé et exécuté le 6 novembre 1793. Portant le poids de la responsabilité du régicide de son père, il sera regardé avec hostilité par les émigrés royalistes.
Il rejoint la Belgique en avril 1793 à la suite de son chef, le général Dumouriez. Il passe en Suisse où il exerce le métier de professeur au collège de Reichenau. Les années suivantes il visite les pays scandinaves, part pour une expédition en Laponie qui le conduit jusqu'au cap Nord. « Premier Français à gagner le cap Nord, il en gardera fierté et envoya en 1838, une frégate porter sur les lieux son buste en bronze ». En 1796, le Directoire consent à la libération des deux jeunes frères de Louis-Philippe à la condition que celui-ci s'embarquera aux États-Unis avec eux. Ils s'installent à Philadelphie puis effectuent un périple au nord-est du pays. Entre le printemps 1798 et l'automne 1799, ils séjournent à La Havane. L’arrivée au pouvoir de Bonaparte ne met pas fin à son exil durant l’Empire.
 En 1809 Louis-Philippe épouse Marie Amélie de Bourbon (1782-1866), princesse des Deux-Siciles
Après l’abdication de Napoléon, en 1814, Louis-Philippe rentre vivre en France, confirmé dans le titre de duc d’Orléans dont il avait hérité à la mort de son père.
 Sous la Restauration, les règnes de Louis XVIII et de Charles X, la popularité de Louis-Philippe grandit. Il incarne une opposition mesurée à la politique des ultras et ne rejette pas la Révolution.
 Louis-Philippe prend garde à se conduire modestement et bourgeoisement, envoyant ses fils au lycée Henri-IV. Au lendemain de la mort de Louis XVIII, il obtient le rang d'altesse royale accordé par Charles X, de même, grâce au nouveau roi, il est le plus grand des indemnisés de la Loi du milliard aux émigrés de 1825.
En 1830, la révolution des « Trois Glorieuses » renverse Charles X, qui abdique en faveur de son petit-fils le duc de Bordeaux. Charles X institue le duc d’Orléans comme lieutenant-général du Royaume.
 Louis-Philippe se fait proclamer roi des Français (et non roi de France) par la Chambre des députés.
En 1832, la fille de Louis-Philippe, Louise, devient la première reine des Belges en épousant Léopold Ier.
 En 1838 il envoie une expédition au Mexique pour ce qui est appelé la Guerre de la pâtisserie.
 À partir de 1842 commence l'installation en Côte d'Ivoire. Les troupes françaises s'emparent d´abord de la zone lagunaire.
 En 1843,  un traité d'amitié et de commerce est signé avec le souverain du Choa Sahlé Sellassié.
 En signe d’Entente cordiale entre la France et le Royaume-Uni, le roi Louis-Philippe reçoit la reine Victoria dans son château d'Eu, à deux reprises en 1843 et 1845, tandis qu'il visite la souveraine britannique au château de Windsor en 1844.
 Pendant quelques années, Louis-Philippe règne plutôt modestement, évitant l'arrogance, la pompe et les dépenses excessives de ses prédécesseurs. En dépit de cette apparence de simplicité, les soutiens du roi viennent de la moyenne bourgeoisie.
Le support donné d'abord au parti du « Mouvement » dirigé par Adolphe Thiers fait place au conservatisme incarné par François Guizot. Sous sa conduite, les conditions de vie des classes populaires se détériorent, les écarts de revenus augmentant considérablement. Une crise économique en 1846–1848, liée aux actions du parti républicain qui organise la campagne des Banquets, amène le peuple à une nouvelle révolution contre le roi lorsque celui-ci interdit le banquet du 22 février 1848.
 Devant le déroulement de l’insurrection, Louis-Philippe abdique le 24 février 1848 en faveur de son jeune petit-fils « Louis-Philippe II » (son fils et héritier, le prince royal Ferdinand-Philippe, étant mort dans un accident à Neuilly-sur-Seine en 1842). Craignant de subir le même sort que Louis XVI et Marie-Antoinette, il se déguise et quitte Paris. Voyageant dans une voiture banale sous le nom de Mr. Smith, il s’enfuit en Angleterre.
 Cependant l’Assemblée nationale, quoique prête, de prime abord, à accepter son petit-fils comme roi, change d’avis, et suit l’opinion publique, décidant de proclamer la Deuxième République dans des circonstances controversées,  le 24 février 1848.
 Louis-Philippe et sa famille vivent en Angleterre jusqu’à sa mort (le 26 août 1850) à Claremont (Surrey). 

mardi 28 février 2012

Napoléon II




Napoléon François Charles Joseph Bonaparte, prince impérial, titré roi de Rome à sa naissance puis prince de Parme, proclamé Napoléon II à la fin des Cent-Jours et enfin titré duc de Reichstadt par son grand-père l'empereur d'Autriche, est né le 20 mars 1811, à Paris, et mort le 22 juillet 1832 à Vienne. Il était le fils et l'héritier de Napoléon Ier, empereur des Français, et de sa seconde épouse Marie-Louise d'Autriche.  Il fut à son tour reconnu empereur, régnant sous le nom de Napoléon II, du 4 au 6 avril 1814 et du 22 juin au 7 juillet 1815 (son père ayant abdiqué en 1814 puis en 1815).
Le 4 avril 1814, Napoléon rédige un acte d'abdication réservant les droits de son fils. Le 6 avril 1814, Napoléon doit finalement renoncer à la couronne pour lui et sa descendance.. Un convoi emmenant Marie-Louise et son fils à Vienne partit le 23 avril 1814. Son règne théorique fut de 2 jours en 1814.
 Le traité de Fontainebleau du 11 avril 1814, il fut nommé prince de Parme, étant le fils et  de la nouvelle duchesse souveraine de Parme.  Le traité du 10 juin 1817 retira définitivement au fils de Marie-Louise à la fois son titre de prince et ses droits sur Parme qui avaient déjà été remis en cause par l'acte du congrès de Vienne du 9 juin 1815 et dévolus aux Bourbon-Parme.
 Marie-Louise finit par laisser son fils à Vienne pour s'en aller régner à Parme.
Sous les Cent-Jours, l'acte additionnel aux constitutions de l'empire du 22 avril 1815 rendit au fils de Napoléon Ier restauré le titre de prince impérial. À la fin des Cent-Jours, l'abdication faite au palais de l'Élysée le 22 juin 1815 indique : « Ma vie politique est terminée, et je proclame mon fils, sous le titre de Napoléon II, empereur des Français. ».
Une commission de gouvernement se met en place et désigne Napoléon II (qui se trouve alors à Vienne), dans tous ses documents, comme l'empereur, avant de se dissoudre le 7 juillet 1815. Louis XVIII entre à Paris le 8 juillet 1815 pour y régner à nouveau.
Le 22 juillet 1818, l’empereur d’Autriche  érige en duché le domaine de Reichstadt, lui attribue le titre de duc de Reichstadt avec le titre d'altesse sérénissime. Il érigea la ville de Reichstadt en duché héréditaire et fixa par lettres patentes impériales du 22 juillet 1818 le titre, de son petit-fils.
Eté 1822, l’empereur nomma son petit-fils caporal : l’enfant en tira une grande fierté et, lors du repas  qui suivit, il apparut en uniforme.
1826, il prit la décision de devenir officier et il reçut une formation à cet effet.
 17 août 1828 : son grand-père le nomma capitaine dans son régiment de chasseurs tyroliens. Pour le récompenser, Marie-Louise lui donna le sabre des Pyramides.
 Il fut nommé chef de bataillon au régiment Lemezan-Salins), au début du mois de juillet 1830.
14 juin 1831, il prend son service au régiment d’infanterie hongroise.
En Belgique, début novembre 1830. On évoqua la candidature du duc de Reichstadt.
 Fin novembre 1830. Un ancien de la Grande Armée, le général Chlopicki, prit le pouvoir, et on cria « Vive Napoléon, roi de Pologne » à Varsovie.
Napoléon II mourut  en 1832sans alliance ni postérité.

lundi 27 février 2012

Napoléon




Napoléon Bonaparte, né le 15 août 1769 à Ajaccio, en Corse et mort le 5 mai 1821 sur l'île Sainte-Hélène.
Janvier 1779, Napoléon Bonaparte quitte la Corse pour entrer au collège d'Autun. Fin mai, il est admis à l'école militaire de Brienne. Il va y rester cinq ans.
Son père lui rend visite le 21 juin 1784. Le 22 septembre Napoléon  rentre à l’école militaire.
En septembre, il passe l'examen de sortie de l'école afin d'intégrer un régiment d'artillerie. Il est reçu lieutenant,  à l’examen de l’artillerie, et reçoit l’ordre de rejoindre, le régiment de la Fère. Il quitte Paris pour Valence le 30 octobre 1785.
15 septembre 1786,  il repose les pieds sur l’île de Corse à l’occasion de son congé.
1er juin 1788, il s’embarque pour rejoindre son régiment de La Fère en garnison à Auxonne. Il quitte Auxonne, pour un congé au début du mois de septembre 1789.
 Il est présent depuis le 15 juin 1788 au régiment de La Fère, alors à l'école royale d'artillerie à Auxonne dirigée par le maréchal-baron du Teil. Ce dernier lui confie la répression de la première émeute locale qui éclate le 19 juillet 1789.
Le 11 ou 12 février 1791, la fin de son congé le ramène dans la cité auxonnaise qu’il quitte définitivement le 14 juin 1791.
Présent à Paris, il est spectateur de l’invasion des Tuileries par le peuple le 20 juin 1792. Louis XVI  signe quelques jours plus tard son brevet de capitaine, un de ses derniers actes publics.
Napoléon se fait élire lieutenant-colonel de la Garde nationale en mars 1792. C'est à ce poste de commandant qu'il fait ses premières armes en février 93, participant à la tête de l'artillerie à l'expédition de La Maddalena. Malgré l'efficacité de Napoléon, l'opération commandée par Cesari, est un échec.
Les désaccords entre les Paoli et les  Bonaparte s'accentuent  à la suite d'une lettre de Lucien Bonaparte à la Convention pour dénoncer Paoli, la famille de Napoléon, dont la maison a été mise à sac, est contrainte de quitter l'île à destination de Toulon, le 10 juin 1793. Peu après l'arrivée des Bonaparte, la région se révolte contre la Convention et Toulon est livrée aux Britanniques.
Capitaine d’artillerie, Bonaparte  est envoyé à l'automne 1793 et obtient, à la demande des commissaires Augustin Robespierre et Salicetti, le commandement de l'artillerie.
Napoléon soumet un plan d'attaque au général Dugommier qui permet la reprise de la ville aux troupes royalistes et britanniques le 18 décembre. Ses ordres contribuent à forcer la flotte britannique à quitter la rade de Toulon.
Il est fait général de brigade le 22 décembre. Après cette victoire, il sert en Italie.
 Ses amitiés avec les jacobins lui valent d’être arrêté après la chute de Robespierre le 9 Thermidor an II (27 juillet 1794). Libéré, il refuse d'être affecté en Vendée et erre à Paris un temps sans commandement, puis Barras lui demande le 13 vendémiaire an IV de réprimer l’insurrection royaliste.
Bonaparte est promu général de division, et  nommés commandant de l’armée de l'Intérieur, succédant à Barras qui devient membres du Directoire.
Il doit à Joséphine de Beauharnais,  ancienne maîtresse de Barras, qu'il vient d'épouser début de 1796, sa promotion à la tête de l’armée d'Italie, appelée à ouvrir un simple front de diversion. Il sait motiver ses hommes et fait, sur le terrain qu'il avait reconnu en 1793-94, une campagne d’exception. Il bat quatre généraux piémontais et autrichiens, et signe l’armistice de Cherasco. Dans une deuxième phase, il bat une nouvelle armée autrichienne envoyée en renfort, ce qui lui assure la conquête de Milan.
 À son retour d’Italie, en décembre 1797, Bonaparte est accueilli comme un héros par le Directoire qui organise une cérémonie pour célébrer la paix de Campo-Formio.
Février 1798, le Directoire soumet à Bonaparte l'idée d'une invasion de l'Angleterre. Il inspecte les côtes françaises, en vue de la réalisation du projet.
23 février 1798, le gouvernement abandonne le projet d'invasion de l'Angleterre sur les conseils de Bonaparte, qui, lui-même influencé par Talleyrand, persuade alors le Directoire de porter la guerre en Égypte, où il pourra couper la route des Indes.
5 mars, inquiet de la popularité de Bonaparte, le Directoire le charge de mener l'expédition en Égypte. De même, l'assemblée électorale des Landes l'ayant choisi pour député en avril 1798, son élection est invalidée le 22 floréal an VI (11 mai 1798), avec celle de 105 autres députés jacobins.
Avril 1798 est créée l’armée d’Orient, placée sous les ordres de Bonaparte. Des scientifiques formant l’Institut d’Égypte l'accompagnent.
19 mai 1798, Bonaparte quitte Toulon et parvient à échapper à la poursuite de la flotte britannique. Les Français s’emparent de Malte, le 10-11 juin 1798.
19 juin 1798, après avoir laissé une garnison sur place, la flotte met le cap sur Alexandrie qu’elle atteint le 1er juillet 1798. La ville est prise.
Il longe la côte égyptienne  jusqu’au delta du Nil qu’il remonte vers Le Caire. Le premier véritable combat a lieu à Chebreïs le 13 juillet 1798 où les mamelouks sont défaits.
21 juillet, à la bataille des Pyramides de Gizeh, Bonaparte bat à nouveau l’armée des mamelouks.
24 juillet, Bonaparte et son armée entrent triomphalement au Caire.
1er et 2 août, la flotte française est presque entièrement détruite à Aboukir par Nelson.
Suite à cette défaite, les Turcs, le 9 septembre, déclarent la guerre à la France.
Février 1799, Bonaparte se déplace en Syrie pour affronter les troupes ottomanes.
10 février 1799, Bonaparte quitte le Caire et bat les Turcs aux combats d’El-Arich et de Gaza.
7 mars 1799, la ville de Jaffa est prise et pillée par les Français.
19 mars 1799, Bonaparte met le siège devant Saint-Jean d’Acre.
13 avril 1799, bataille de Nazareth déroute les cavaliers ottomans
16 avril 1799, Bonaparte écrase l’armée turque de secours à la bataille du Mont-Thabor. Bien que victorieuse à cette bataille, le 16 avril 1799, l’expédition en Syrie sera décimée par la peste puis arrêtée à Acre.
De retour à Acre, Bonaparte essayera en vain, du 24 avril au 10 mai 1799, de prendre la ville.
17 mai 1799, Bonaparte décide d’abandonner le siège et retourne en Égypte.
14 juin 1799, il arrive au Caire et, dans un retournement de situation, bat les Turcs le 25 juillet 1799 à la bataille terrestre d'Aboukir. Il quitte le 23 août 1799 l’Egypte.
Il débarque à Saint-Raphaël le 9 octobre 1799. Arrivé dans la capitale, il s’entretient avec Talleyrand. Coup d’État du 18 brumaire (9 novembre 1799).
20 brumaire, les trois Consuls sont désignés : Bonaparte, Sieyès et Ducos.
 La Constitution de l’an VIII est adoptée en comité restreint le 13 décembre 1799.La Constitution de l’an VIII entre en vigueur le 25 décembre 1799. Bonaparte.
En 1800, Bonaparte attaque et vainc l’Autriche une nouvelle fois. Battus à Marengo par Napoléon et à Hohenlinden par Moreau, les Autrichiens doivent signer le traité de Lunéville le 9 février 1801, ce qui amène les Britanniques à signer la paix d’Amiens le 25 mars 1802.
24 décembre 1800, une « machine infernale » (bombe) l’attend rue Saint-Nicaise.
La signature du Concordat par le Premier consul en 1801 reconnaît le catholicisme comme la religion « de la majorité des Français », et non plus comme religion d’État.
30 avril, Bonaparte solde la Louisiane aux États-Unis pour quatre-vingt millions de francs.
Après que Bonaparte eut étendu son influence sur la Suisse  et sur l’Allemagne, une dispute à propos de Malte sert de prétexte aux Britanniques pour déclarer une nouvelle fois la guerre à la France en 1803.
Napoléon se couronne Empereur le 2 décembre 1804.
1804, Napoléon met au point, un plan visant à l’invasion du Royaume-Uni. Cette ambition sombre définitivement à la bataille de Trafalgar, où la flotte franco-espagnole est détruite.
1805, la Troisième coalition se forme en Europe contre Napoléon. L’Empereur qui, à Boulogne, supervisait les préparatifs de l’invasion du Royaume-Uni, doit faire face à une guerre, et à l’autre bout de l’Europe. Il mène une offensive immédiate, acheminant la Grande Armée en Autriche, et s’assure une brillante victoire contre l’Autriche et la Russie à la bataille d’Austerlitz, dite « bataille des Trois-Empereurs ».
 1806, la Prusse provoque un nouveau conflit. La campagne que mène Napoléon est impressionnante de rapidité : il balaie l’armée prussienne à la bataille d'Iéna (doublée de la victoire d’Auerstaedt).
1807, Napoléon traverse la Pologne, remporte une victoire sur les Russes à Friedland et finit par signer, à Tilsit, un traité avec la Russie, qui divise l’Europe entre les deux puissances.
27 septembre au 14 octobre 1808, Napoléon donne rendez-vous à Alexandre Ier à Erfurt, pour un nouveau traité, afin qu’ils s’unissent contre l’Empire d'Autriche Le tsar refuse  suite à la trahison de Talleyrand.
Napoléon tente d’imposer le Blocus continental, qui vise à asphyxier l’industrie britannique. Le Portugal, vieil allié des Britanniques, refuse de signer ce traité. Napoléon recherche donc l’aide de l’Espagne pour envahir le Portugal. Il finit par envahir l’Espagne et y installe son frère Joseph, comme roi. Le Portugal est également envahi, mais trois campagnes (1808, 1810, 1811), ne viennent pas à bout de la résistance anglo-portugaise. Une partie de la population espagnole se soulève.
L’Autriche attaque une nouvelle fois la France elle est finalement vaincue lors de la bataille de Wagram.
2 avril 1810, Napoléon épouse l’archiduchesse Marie-Louise d’Autriche.
Alexandre Ier, poussé par la noblesse russe, refuse de coopérer avec Napoléon pour porter le coup final au Royaume-Uni. Napoléon, envahit la Russie en 1812. La bataille de la Moskowa, le 12 septembre, est indécise.
Dès le lendemain de l’entrée des troupes françaises dans leur capitale, les Russes incendient la ville. Napoléon, espérant une démarche de la part d’Alexandre, s'attarde à Moscou.
La Grande Armée entame une course désespérée vers l’Allemagne à travers les régions qu’elle a parcourues à l’aller. Le froid, la neige et les cosaques provoquent d'effroyables pertes.
Les rois reprennent les armes contre la France. Malgré deux victoires remportées en Allemagne, une partie de ses alliés allemands trahit Napoléon lors de la bataille de Leipzig.
1814 se forme une alliance entre le Royaume-Uni, la  Russie, la Prusse et l’Autriche. Malgré une série de victoires remportées par Napoléon à la tête d’une armée de jeunes recrues, Paris tombe le 31 mars et les maréchaux forcent l'Empereur à abdiquer.
Il est d’échu par le Sénat le 3 avril et exilé à l’île d’Elbe, selon le traité de Fontainebleau signé le 11 avril, conservant le titre d’Empereur mais ne régnant que sur cette petite île.
1er mars 1815 il débarque  à Golfe-Juan.
La fuite de Louis XVIII et le retour de Napoléon à partir du 20 mars 1815 à Paris  marquent le début de la période des Cent-Jours. Napoléon fait établir l’Acte additionnel aux Constitutions de l'Empire (rédigé le 22 avril, approuvée le 1er juin). Une Chambre des représentants est élue.
Napoléon affirme ses volontés pacifiques, mais les alliés n’acceptent pas ce retour et reprennent les armes. L’armée est finalement défaite à Waterloo le 18 juin 1815. Il rentre à l'Élysée le 21 juin et abdique en faveur de son fils Napoléon II.
Demandant l'asile à l'Angleterre, il est transféré le 7 août 1815 sur le Northumberland qui le déposera à Sainte-Hélène.  Napoléon meurt un samedi, le 5 mai 1821

dimanche 26 février 2012

Charles X




Charles X (château de Versailles, 9 octobre 1757 – Görz, Empire d'Autriche, 6 novembre 1836), comte d'Artois, fut roi de France de 1824 à 1830.
Sacré en 1825, il est renversé en 1830 par une nouvelle révolution qui l'oblige à s'exiler.
Petit-fils de Louis XV, roi de France et de Navarre, Charles-Philippe est le cinquième fils du dauphin Louis-Ferdinand et de son épouse, la dauphine, Marie-Josèphe de Saxe (1731-1767). L'enfant est le plus jeune frère du roi Louis XVI alors duc de Berry et du comte de Provence, futur Louis XVIII.
 Il est d'abord titré comte d'Artois .
 Il est baptisé le 22 octobre 1757 avec les prénoms Charles Philippe.
Il épouse le 16 novembre 1773 Marie Thérèse de Sardaigne (1756-1805).
 En 1772, âgé de 15 ans, il est colonel général des Suisses et Grisons.
Il commence à s’intéresser à la politique avec la première grande crise de la monarchie, en 1786, après laquelle il prend la tête de la faction réactionnaire à la cour de Louis XVI.
 Il se heurte donc aux Notables réunis en assemblée : Charles accepte la suppression des privilèges financiers de l'aristocratie, mais non la réduction des privilèges sociaux dont jouissent l'Église et la noblesse. Il pense qu’on peut réformer les finances de la France sans renverser la monarchie. Il suscite la colère du tiers état en s’opposant à toute initiative d'accroître son droit de vote en 1789.
 En liaison avec le baron de Breteuil, il noue des alliances politiques pour chasser Necker. Ce plan échoue quand Charles essaie de le faire renvoyer le 11 juillet, sans que Breteuil soit au courant, beaucoup plus tôt que prévu à l’origine. C'est le début d’une brouille réciproque.
Le comte d’Artois est l'un des premiers à émigrer, le 16 juillet 1789. Il parcourt les diverses cours de l'Europe pour chercher des défenseurs à la cause royale.
Il quitte Hamm en août 1794 comme comte de Ponthieu. Il se rend enfin en Grande-Bretagne et assiste aux conférences de Pillnitz, 1791.
 Nommé par Monsieur (son frère, futur Louis XVIII) lieutenant général du royaume après la mort de son frère Louis XVI, du 28 janvier 1793 à 1814.
 À la mort de son neveu Louis XVII le 8 juin 1795, il est appelé Monsieur, frère du roi. Il veut opérer, avec le secours des Anglais, un débarquement à l'île d'Yeu sur les côtes de la Vendée (1795), mais il n'y peut réussir. Il se rend en Grande-Bretagne où il passe le reste de la Révolution et de l’Empire.
Après le 2e retour de Louis XVIII (1815), il se tient éloigné des affaires et emploie tout son temps soit à la chasse qui est pour lui une passion, soit à des pratiques religieuses. Il oublie la guerre. Malgré les apparences, il reste secrètement actif dans la sphère politique, en étant le chef occulte du parti ultra.
 À la mort de son frère Louis XVIII, en 1824, il monte sur le trône. Il renoue avec la tradition du sacre, le 29 mai 1825 en la cathédrale de Reims.
 Il débute par quelques mesures libérales, et abolit la censure des journaux, mais il ne tarde pas à se jeter dans les bras des ultra-royalistes, le comte de Villèle est le chef, et s'aliène l'opinion par la loi du sacrilège, la concession d'indemnités aux émigrés, par la loi dite du "milliard des émigrés" ; le licenciement de la garde nationale, le rétablissement de la censure (1825-1827). Son règne est marqué par la domination des « ultras », la frange revancharde des royalistes, opposée à la Charte de 1814.
 Pour calmer les mécontents, il forme en janvier 1828 un ministère modéré, présidé par, vicomte de Martignac. Ce ministère réparateur a déjà réussi à ramener les esprits, lorsqu'il est brusquement congédié et remplacé, le 8 août 1829, par le ministère Polignac, qui fait renaître toutes les défiances.
 En effet, peu de mois après, et malgré l’avertissement donné par l'adresse des 221 députés, Charles X tente de rétablir son autorité face au développement de l'opposition libérale. Il promulgue pour cela les « ordonnances de Saint-Cloud » qui dissolvent les chambres, convoquent les collèges électoraux en changeant de mode d'élection, et suspendent la liberté de la presse (25 juillet 1830).
L’intervention en faveur des Grecs, qui aboutit à la victoire de Navarin (1827) et entraîne l'affranchissement de la Grèce (1830),
 L’expédition contre le dey d'Alger, qui aurait offensé par un coup d'éventail le consul de France, expédition qui conduit à la prise d'Alger (6 juillet 1830).
Ces ordonnances inconstitutionnelles excitent immédiatement une réprobation universelle ; Paris se soulève les 27, 28 et 29 juillet : ce sont les Trois Glorieuses de 1830, ou « Révolution de Juillet », qui renversent finalement Charles X. Le 30, Louis-Philippe, duc d'Orléans, est nommé Lieutenant-Général du Royaume par les députés insurgés, poste qu'il accepte le 31. Il s'enveloppe alors d'un drapeau tricolore avec M. de Lafayette et paraît ainsi à son balcon.
Le 2 août, Charles X, retiré à Rambouillet, abdique et convainc son fils aîné le dauphin Louis Antoine de contresigner l'abdication.
 Il confie à son cousin le duc d'Orléans la tâche d'annoncer que son abdication se fait au profit de son petit-fils Henri, duc de Bordeaux, âgé de dix ans, faisant du duc d'Orléans le Régent.
Malgré l'abdication, le duc d'Orléans prend le pouvoir sous le nom de « Louis-Philippe Ier ». Le 3 août, en effet, devant les Chambres réunies, il annonce bien l'abdication de Charles X, contresignée par le Dauphin... mais ne mentionne pas qu'elle est effectuée en faveur du duc de Bordeaux.
 Par ailleurs, Charles X - déjà en exil - interdit à la duchesse de Berry, la mère du duc de Bordeaux, d'amener son fils à Paris; il embarque à Cherbourg sans laisser de consigne à ses fidèles; c'est alors le début de la monarchie de Juillet.
 En exil, Charles X porte le titre de courtoisie de comte de Ponthieu, nom de localité qui sera donné à une rue de Paris. Le roi déchu se retire d'abord, en Écosse. Grâce à ses bonnes relations avec les Habsbourg-Lorraine, il s'installe au Château de Prague, où il reçoit des visites de Chateaubriand. Il part ensuite à České Budějovice puis doit fuir une épidémie de choléra et arrive enfin à Görz).
 Il meurt dans cette ville du choléra le 6 novembre 1836.

samedi 25 février 2012

Louis XVIII



Louis XVIII (Louis Stanislas Xavier de France) fut roi de France de 1814 à 1815 et de 1815 à sa mort le 16 septembre 1824 à Paris. Il meurt sans descendance.
Né le 17 novembre 1755 à Versailles, Louis Stanislas Xavier est le quatrième fils du dauphin Louis-Ferdinand et de sa seconde épouse Marie-Josèphe de Saxe. Il est le frère cadet de Louis Auguste, futur Louis XVI, et le frère aîné de Charles-Philippe, futur Charles X. Il est le petit-fils de Louis XV. Petit-fils de France, Louis Stanislas Xavier est d’abord titré comte de Provence.
18 octobre 1761, le même jour que son frère Louis Auguste, Louis Stanislas Xavier est baptisé.
Tout comme son frère aîné, il passe son enfance au château de Versailles. Il y reçoit une éducation solide, comme le veut son rang.
14 mai 1771, dans la chapelle royale du château de Versailles, Louis, comte de Provence, épouse Marie-Joséphine de Savoie, (1753–1810), fille du roi Victor-Amédée III de Sardaigne et de Marie-Antoinette Ferdinande d’Espagne
 1775, il sollicite en vain le titre de gouverneur du Languedoc. Il avait même acheté l'année précédente le comté de l'Isle-Jourdain.
 Printemps 1777, un voyage l'amène à Toulouse où il assiste le 21 juin, à une séance de l'Académie des Jeux floraux et entend la lecture de trois odes.
Après avoir agité la cour de Louis XVI en facilitant la chute des ministres réformateurs Turgot, Necker, Calonne, il réclame pour le Tiers États le doublement du nombre de députés aux états généraux.
 Suite au départ de la cour de Versailles pour Paris (après les journées des 5 et 6 octobre 1789), le comte de Provence s’installe au Petit Luxembourg.
20 juin 1791, date du départ du roi Louis XVI et sa famille des Tuileries, le comte de Provence quitte également sa résidence surveillée. Déguisé, il rejoint ainsi les Pays-Bas,. Il se réfugie à Bruxelles puis Coblence.
 Il rencontre l’empereur Léopold II et lui inspire la déclaration de Pillnitz d’août 1791.
 Il refuse de reconnaître l’autorité du roi et se voit déchu de ses droits de prince du sang par l'Assemblée  en janvier 1792. Il tente de rentrer en France à la tête d’une armée mais doit rebrousser chemin après la bataille de Valmy.
 1793, ayant appris l’exécution de son frère aîné, il se proclame « régent » pour le dauphin, lequel demeure aux mains des révolutionnaires à Paris, et le proclame « Louis XVII ».
À la déclaration de la mort de l’enfant, le 8 juin 1795, il devient dépositaire de la couronne de France et prend le nom de Louis XVIII.
1804, à la suite de plaintes de Napoléon, le roi de Prusse se résout à se séparer d’hôtes aussi incommodes que compromettants; Louis XVIII et tous les émigrés composant sa petite cour reçurent l’ordre de quitter immédiatement la Prusse.
Vers le milieu d’octobre 1807, depuis Göteborg en Suède, avertit le comte d’Artois de sa prochaine arrivée.
Louis XVIII avait fixé sa résidence à Gosfield Hall à la fin de 1807; il ne quitta ce château qu’au bout de quatre ans, au commencement de 1811, peu de temps après la mort sa femme, décédée le 13 novembre 1810.  Il vint alors habiter Hartwell House, près de Londres.
Porté par les Coalisés, le 24 avril 1814, il débarque à Calais. Octroyant une Charte constitutionnelle restaurant la monarchie à ses sujets, il devient roi de France.
Lors des Cent-Jours, il tente d’organiser avec la noblesse la résistance à Napoléon. Son échec le conduit à s’exiler de nouveau. Il se réfugia à Gand. Seule la défaite de Waterloo le réinstalle sur le trône de France.
 Son règne est consacré à la lourde tâche de concilier les héritages révolutionnaires et napoléoniens avec ceux de l’Ancien Régime.
Ses opposants demeurent trop faibles et divisés pour menacer en quoi que ce soit la position royale. Il dissout ainsi une première Chambre ultra en 1816 (la célèbre Chambre introuvable). Une autre vague de contestation commence avec la mort de son neveu duc de Berry, fils du comte d’Artois. Louis XVIII apparaît comme un roi modéré, menant une vie bourgeoise, sans fastes excessifs.
 Cependant, malgré cette apparente faiblesse, il a réussi non seulement à maintenir un équilibre entre ultras et libéraux, mais aussi à ramener la prospérité dans une nation épuisée par les dernières guerres napoléoniennes.
16 septembre 1824, décès de Louis XVIII


vendredi 24 février 2012

Louis XVII



Louis-Charles de France est né au château de Versailles le 27 mars 1785. Il est baptisé le même jour dans la chapelle du château de Versailles.
Comme deuxième fils de Louis XVI, Louis-Charles de France n'est donc pas destiné, à sa naissance, à succéder à son père, mais la mort de son frère aîné Louis de France le 4 juin 1789 en fait le dauphin de France, puis le « prince royal » à partir de 1791.
 Après la journée du 10 août 1792, Louis-Charles est emprisonné avec ses parents à la Prison du Temple et perd son titre de dauphin de France. Confié plus particulièrement à la garde de son père, celui-ci poursuit son éducation avant d'en être séparé, lorsque le roi est exécuté, au matin du 21 janvier 1793.
En vertu du principe selon lequel la continuité dynastique est automatique en France (le Dauphin succède au roi précédent dès l'instant de la mort de ce dernier), aux yeux des royalistes, Louis-Charles succède à son père, guillotiné, le 21 janvier 1793.
 Sous le nom de Louis XVII, il est reconnu comme tel par Monsieur, frère cadet de Louis XVI et futur Louis XVIII, alors émigré à Hamm.
Le jeune Louis-Charles est confié à sa mère, également emprisonnée au Temple, jusqu'au 3 juillet 1793. Après cette date, il est enlevé à sa mère et mis sous la garde du cordonnier Antoine Simon et de sa femme, qui résident au Temple. Le but est alors d'en faire un petit citoyen ordinaire et de lui faire oublier sa condition royale.
 L'enfant est alors impliqué dans le procès de sa mère, Marie-Antoinette. On lui fait signer une
 Le 28 juillet 1794, les comités de salut public et de sûreté générale nomment Laurent, membre du comité révolutionnaire de la section du Temple, pour le garder, lui et sa sœur. Son sort s'améliore relativement, même s'il demeure prisonnier dans la tour du Temple.
 L'enfant meurt dans sa prison, probablement d'une péritonite tuberculeuse, le 8 juin 1795, à l'âge de dix ans et après bientôt trois ans de captivité.

jeudi 23 février 2012

Louis XVI




Louis XVI — né Louis Auguste de France le 23 août 1754 à Versailles et mort le 21 janvier 1793, guillotiné sur la place de la Révolution à Paris — est roi de France et de Navarre (1774-1791), puis roi des Français (1791-1792).  Louis XVI est le fils du Dauphin Louis-Ferdinand de France et de Marie-Josèphe de Saxe. Il succède à son grand-père Louis XV en 1774
Suite du décès de Louis XV, le 10 mai 1774, Louis Auguste devient roi de France. Il a 19 ans. Le 11 juin 1775 sacre de Louis XVI.
Novembre 1774, Louis XVI rétablit les Parlements et soutient des évolutions législatives (suppression de la torture). Il cherche à concilier les notions nouvelles de liberté et de tolérance avec l'Ancien régime, et montre un grand souci de l'opinion publique. Turgot est appelé par Louis XVI comme contrôleur général des finances de Turgot s'attache à reformer l’Etat.
12 mai 1776, Louis XVI doit se résoudre à renvoyer Turgot et les ministres réformateurs.
Octobre 1776 Louis XVI fait appel à Necker comme « directeur des Finances » (l'équivalent du « contrôleur général des Finances »).
8 août 1779 affranchissement des derniers serfs du domaine royal,  édit autorise les femmes mariées, les mineurs et les religieux à toucher des pensions sans autorisation (notamment celle du mari en ce qui concerne les femmes mariées).
1781 Necker publie le Comptes rendu de l’état des finances en 1781.
1781, Intervention de la Marine royale américaine et aide militairement les insurgents  dans la guerre d’indépendance
21 mai 1781, Necker démissionne  devant l’opposition de la noblesse et du clergé aux réformes.
Novembre 1783, nomination de Calonne, comme contrôleur général des Finances puis ministre d'État. Il entreprend  une politique de dépenses et d’emprunts, (grands travaux dans les transports, l'industrie, traité de commerce avec l'Angleterre en 1786).
 Janvier 1784, Louis XVI abolit le péage personnel sur les juifs d'Alsace.
Echec de Calonne qui doit reprendre les  réformes de Turgot et Necker : libéraliser le commerce intérieur (suppression des douanes intérieures, supprimer les traites, réduire la taille, remplacer les corvées, transformer la Caisse d’escompte en une banque d’État et surtout « soumettre les privilégiés à l’impôt et à une subvention territoriale ; établir des assemblées provinciales » élues qui répartiraient cet impôt).
Février-mars 1787, réunions de l’assemblée de 144 notables  qui refuse l’impôt territorial égalitaire. Louis XVI, qui l'avait soutenu pendant plusieurs mois, retire brutalement son soutien à Calonne en
Avril 1787, démission de Calonne.
1er mai 1787, nomination de  l'évêque de Loménie de Brienne au Contrôle général des Finances. Il reprend toujours les mêmes réformes indispensables mais avec en face de lui le Parlement de Paris. Il réussit à faire le libre-échange à l’intérieur du pays, l'instauration d'assemblées provinciales élues, ainsi que le rachat des corvées.
Août 1787, suite à la protestation du parlement, Louis XVI l’exile à Troyes en et ne le rappelle que lorsque les parlementaires acceptent d'étendre l'impôt direct à toutes les formes de revenus. Mais les parlements s'opposent à un nouvel emprunt d'État. Ils finissent par faire appel aux états généraux dans l'espoir de bloquer la réforme de l'impôt égalitaire.
25 août 1788, démission de Brienne.
17 novembre 1787, Louis XVI demande à Malesherbes de lui remettre un rapport en vue d’améliorer la situation des juifs en France.
25 août 1788, retours de Necker et  convocation des états généraux en 1789. Necker se prononce en faveur du doublement de la participation du tiers état.
1788, Il reconnait comme valide les actes de naissances, mariages, décès de ses sujets protestants en 1788 (Edit de Tolérance).
5 mai 1789 ouverture des états généraux, Louis XVI refuse de répondre à la question du système de vote par ordre ou par tête. Ce qui provoque une totale désillusion au sein de la bourgeoisie, et impuissant devant la contestation.
17 juin 1789 le tiers états décident de se transformer en l’Assemblée Nationale, ce qui sonne le glas de l’absolutisme royal : la Révolution est en marche.
9 juillet l’Assemblée nationale se proclame constituante.
14 juillet prise de la bastille.
17 juillet, Louis XVI renvoie Necker pour la seconde fois. Il est accueilli par le maire de la nouvelle municipalité, Bailly. Le roi accepte la cocarde bleue et rouge (aux couleurs de la ville de Paris) que lui offre Bailly et la place sur son couvre-chef orné de blanc.
Abolition des privilèges fut votée dans la nuit du 4 août, et le 26 août la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen est adoptée.
En octobre le peuple se rend à Versailles pour ramener la famille royale à Paris, et le 14 juillet 1790 le roi prête serment de fidélité à la Nation durant la fête de la Fédération, mais la Constitution Civile du Clergé heurte sa conscience de chrétien.
Avril 1791, Episode de la fuite du roi et de son arrestation à Varennes est célèbre. les événements entraînent sa réalisation. Le roi se décide alors à quitter la ville de Paris le 20 juin avec sa femme, sa sœur et ses deux enfants. Il est arrêté à Varennes-en-Argonne le 21 juin.
Louis XVI est  suspendu le 10 août 1792, après la prise des Tuileries par le peuple de Paris, et détrôné lors de la première séance de la Convention nationale qui décrète, le 21 septembre 1792 que « la royauté est abolie en France » et que « l'An I de la République française » partira du 22 septembre 1792.
Louis XVI fut guillotiné le lundi 21 janvier 1793 à Paris.